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Forum de graphisme, codage et game design proposant des tutoriels, astuces, libres services et commandes dans les domaines de l'infographie amateur, de l'intégration web (HTML et CSS essentiellement) ainsi que dans la conception de RPG sur forum.


    Projet MACUSA

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    Sherinn
    FémininAge : 23Messages : 9

    le Mar 7 Fév 2017 - 17:29


    Contexte

    ...



       
    Edito

    PANIQUE A NEW-YORK
    LES NON-MAJ' ONT TROUVE LA FAILLE


    C'est avec effroi que le 07 décembre 1927, la Brigade Sorcière a trouvé le corps sans vie d'une jeune sorcière de 22 ans. D'après les preuves, cette attaque n'a aucune origine magique. Les proches de la défunte Mary Goodwin font difficilement leur deuil tandis que l'enquête progresse. « Il s'agit vraisemblablement d'une attaque de Non-Maj' » affirme la Ministre Séraphina Picquery, quelques heures après la découverte du corps. « Elle a été pendue tard dans la nuit, par un groupe de personnes, d'après les preuves que nous possédons. Il ne s'agit pas du sortilège Incarcerem, le nœud a été fait à la main. Cet accident est une preuve que les sorciers doivent redoubler de prudence et ne surtout pas interagir avec les Non-Maj'. Il s'agit là de notre survie, ne reproduisons pas les erreurs du passé. » affirme-t-elle en évoquant vraisemblablement l'affaire « Dorcus » qui, rappelons-le, a mené à la loi Rappaport.
    « C'est une pure folie ! » affirme un membre du parti opposé à la Ministre, Connor O'Brien, personnalité dont les idées ne cessent de plaire aux sorciers. « « Nous vivons reclus comme des rats et nous sommes incapables de venger cette pauvre Mlle Goodwin, parce que ce sont des Non-Maj' et que nous n'avons aucune loi pour les punir. Par notre crainte, nous les protégeons, alors que ce sont des assassins. » dit-il lors de sa conférence de presse, hier dans l'après-midi. « Ils méritent la peine de mort et Mme Picquery ne fera rien car elle nous impose le silence. Croyez-vous qu'un sorcier devrait-être inférieurs à ces êtres sans âme ? » C'est donc avec virulence que son parti s'oppose fermement à garder le silence sur notre magie. Une question se pose alors par un confrère : « Vous voudriez donc prendre contact avec le gouvernement Non-Maj' pour pouvoir faire marcher la justice des deux côtés, M. O'Brien ? » Et c'est sans surprise qu'il répondit qu'il préférait « mourir plutôt que de discuter avec ses singes qui ne savent pas boire et s'exprimer. »


    LES SORCIERS INDIGNES
    « RENDEZ-NOUS NOS DROITS ! »


    Quelques semaines après le meurtre de Mary Goodwin, une autre victime est à déplorer : le corps sans vie d'un enfant de 13 ans qui rentrait d'Illvermony pour passer Noël dans sa famille fut retrouvé hier, dans les environs de 23:37, dans un coin sombre de Central Park. La Brigade Magique pense qu'il a été kidnappé dans l'après-midi et a reçu des sévices innommables après qu'on lui ait donné le coup de grâce. Beaucoup de sorciers se demandent s'il s'agit des adeptes de Salem, groupuscule non-maj' qui cherchent à nuire au monde magique. « Nous ne pouvons pas nous avancer pour le moment » affirme le chef de la Brigade. « Il est trop tôt et accuser sans preuve serait une erreur. » Face au manque d'actions de la part du Congrès et à la peur d'être les prochains sur la liste, les habitants magiques de New-York se rendirent en masse au MACUSA pour exprimer leur colère. « J'ai deux enfants inscrit dans cette école » affirme une dame qui faisait partie de la manifestation. « Maintenant, les laisser partir à l'école ou les attendre lorsqu'il rentre pour les vacances me donne la peur au ventre. Vous trouvez ça normal ? » Un étudiant en justice magique s'est également exprimé « Nous vivons dans une peur quasi quotidienne des Non-Maj' alors qu'il est évident que nous pourrions être plus dangereux et plus convaincant. Nous dévoiler au grand jour nous permettrait de leur faire peur et de les faire réfléchir à deux fois avant de nous attaquer. M. O'Brien et ses deux confrères ont raison sur les nouvelles mesures à prendre et je pense sincèrement que Mme Picquery a fait son temps. Qu'elle leur laisse la place ! ». Ils réclament tous d'une même voix la justice, droit qu'ils considèrent avoir perdu en laissant ces actes impunis.
    Nous sommes, depuis hier, en état d'urgence et demain devrait se tenir une réunion d'urgence au MACUSA pour décider de la nouvelle attitude à adopter face à ses attaques répétées.

     
       
    black pumpkin


    black pumpkin



    Ce serait donc un forum basé sur l'univers de JKR et des Animaux Fantastiques, du moins quelques années après (il n'y a donc pas les personnages du film joué). J'y ajoute à cet univers le contexte de l'époque dans son intégralité que je revois pour le monde sorcier : la mafia, les trafics d'animaux fantastiques, le proxénétisme de vélanes, le jazz, les bars clandestins, les conflits politiques etc ! Pour rendre à cet univers un petit côté encore plus sombre !
    J'ai fait le contexte sous forme d'articles de journaux - médias le plus utilisé à l'époque, la méfiance des sorciers d'Amérique ne permettent pas, je pense, l'expansion de la radio comme chez les Non-Maj'
    Du coup, on aurait les Pro-Macusa, qui veulent continuer à utiliser la loi Rappaport qui coupe tout contact avec les Non-Maj', les Pro-Grindelwald qui veulent dominer le monde et dévoiler aux non-maj' l'existence des sorciers, les neutres, les adeptes de Salem, qui commencent à reconnaître et tuer les sorciers à l'image du Ku Klux Klan qui dans les années 1920 et très virulent et "à son apogée", les non-maj', pourquoi ne pas les intégrer et les neutres !

    J'ai trouvé quelques scénarii qui peuvent faire tourner le forum et qui peuvent donner des pistes intéressantes au joueurs : le MACUSA est dirigé donc par Séraphina Picquery, non jouable (à l'avenir (pas dans un avenir proche) il y aura un nouveau ministre en scenario ou par un joueur), dans les Pro-Grindelwald, il y aurait un triumvira, ce mouvement est dirigé par un groupe de trois hommes plus ou moins radicaux. Un plutôt âgé qui veut rester dans le traditionnel, un peu usé qui grâce à ses connaissances et sa richesse et plutôt craint, il voit un changement doux pour les sorciers et leurs reconnaissances envers les non-maj'. Le deuxème serait plutôt du style révolutionnaire russe, il veut prendre le pouvoir en faisant tomber le MACUSA pour réorganiser le gouvernement et donner de réels pouvoir aux sorciers pour qu'ils soient reconnus dans le monde américain. Le dernier est le plus belliqueux, style anarchiste, plus impulsif et plus violent, il serait un descendant d'une famille de puritains qui brûlaient les sorcières il y a fort longtemps, jusqu'à ce qu'il y ait un né-moldu dans la famille. Du coup, de génération en génération, cette famille en veut aux non-maj' et ce descendant veut rendre ces non-maj' esclave des sorciers.

    Du côté des Adeptes de Salem, la dirigeante serait une Cracmol, qui connait très bien le monde magique parce qu'elle y a vécu toute son enfance et qu'elle déteste pour avoir été différente d'eux et mal vue. Elle sait donc comment et où trouver des sorciers qu'elle tue avec son groupe d'adeptes fanatiques.
    Il y a aussi une mafia magique qui terrorise un peu tout le monde et une brigade magique qui essayerait de coincer la mafia, la possibilité de faire des musiciens, des ripoux, des sorciers normaux, etc !

    Dites moi ce que vous en pensez, j'ai besoin d'avis avant de me lancer. :love: :love: :love:
    avatar
    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Mar 7 Fév 2017 - 21:23

    Coucou Sherinn :joie:

    C'est marrant que tu partes sur ça car justement je pensais il y a quelques temps, que le film des Créatures Fantastiques allait être exploité en forum RPG et ça se confirme ^^

    Je m'attendais à voir juste quelques éléments pour reprendre la suite de l'histoire et évoluer dans cet environnement mais tu as rajouté des éléments très intéressants pour rajouter des détails dans ce monde et le rendre encore plus vivant. Il y a beaucoup de possibilités et de développements possibles =) J'aime particulièrement la mafia et le proxénétisme des Vélanes =)

    Je trouve que tu as pas mal d'éléments forts pour vraiment intéresser les joueurs et bien trouvés par rapport au contexte de base Wink

    En plus là, l'histoire n'a pas encore été exploité (quoique un forum juste), et ça va changer de toute la série qu'on voit sur HP (les Poudlards avant/après, le monde magique...). Donc intéressant à mettre en place ^^ Je connais même une joueuse qui aimerait bien ce type de contexte Wink Les différents prédéfinis sont bien trouvés, différents, cohérents et cela promet une bonne évolution du jeu =)

    Ensuite pour les coupures de journal, c'est très agréable à lire, dynamique et rythmé. On se sent vraiment pris dans la lecture grâce aux bouts de dialogues et on a rapidement les informations essentielles pour comprendre ce qui se passe. Ca met tout de suite dans le jeu, donc je pense que tu a une bonne base :love:

    Ensuite pour parler du contexte, quelques remarques :

    La loi Rappaport ça donne un peu bizarre Razz Comment as-tu trouvé ça ?

    « C'est une pure folie ! » affirme un membre du parti opposé à la Ministre, Connor O'Brien, personnalité dont les idées ne cessent de plaire aux sorciers

    La fin de la phrase fait un peu bizarre dans un édito de journal. Plutôt utiliser le mot "Personnalité populaire" ? et éventuellement "influente" ? Ca montrerait qu'il est apprécié des autres et que sa voix a de l'impact.

    « Nous vivons reclus comme des rats et nous sommes incapables de venger cette pauvre Mlle Goodwin, parce que ce sont des Non-Maj' et que nous n'avons aucune loi pour les punir. Par notre crainte, nous les protégeons, alors que ce sont des assassins. » dit-il lors de sa conférence de presse, hier dans l'après-midi.

    Au lieu du "dit-il", qui ne sonne pas très bien dans une coupure de journal, je te conseille plutôt "déclara-t-il".

    Et c'est sans surprise qu'il répondit qu'il préférait « mourir plutôt que de discuter avec ses singes qui ne savent pas boire et s'exprimer. »

    "ces" singes et non "ses". Car c'est du démonstratif. Ensuite, pourquoi parler de "boire et s'exprimer" ? Je ne vois pas trop le rapport :)
    La répétition du "qu'il" ne fait pas très jolie non plus :)

    Nous sommes, depuis hier, en état d'urgence et demain devrait se tenir une réunion d'urgence au MACUSA pour décider de la nouvelle attitude à adopter face à ses attaques répétées.

    Pareil pour le "ses" qui se transforme en "ces" car c'est aussi du démonstratif. Quand on utilise "ses", ça veut dire que ce sont les attaques du sujet de la phrase.

    Exemple : Elle enlève ses chaussures. (ce sont les chaussures de "elle", elles lui appartiennent)

    Et une petite répétition sur le mot urgence ^^

    Conclusion, vu comment tu es partie, pour moi je pense que ça vaut le coup de tenter de monter le projet Wink Tu as de bonnes idées, ton contexte de base est intriguant tout en nous plongeant dans la situation, ça change des HPs qu'on voit donc pour moi c'est plutôt positif :coeur:





    Merci Rozenbrez :lovebomb:

    Merci Shoki pour la signature et Nihil pour l'avatar :lovebomb:




    Cadeaux













    avatar
    Sherinn
    FémininAge : 23Messages : 9

    le Mar 7 Fév 2017 - 21:57

    Merci beaucoup pour ta réponse et tes apports ! (Je m'empresse de modifier les fautes que tu as soulevé et que je n'avais pas vu, merci beaucoup ahah)

    La loi Rappaport et l'histoire des Etats-Unis en général est expliquée sur Pottermore. J'en ai fait un article justement pour que les joueurs puissent comprendre l'histoire des USA et maîtriser le sujet.

    Histoire des USA:

    Histoire de la Magie en Amérique du Nord

    Articles tirés de Pottermore


       
    Du XIVe au XVIIe siècle

       Les explorateurs européens l’appelèrent « le Nouveau Monde » lorsqu’ils arrivèrent sur le continent pour la première fois, mais les sorciers connaissaient l’existence de l’Amérique bien avant les Moldus (note : chaque nationalité a son propre terme pour « Moldu », et la communauté américaine utilise le terme argotique « Non-Maj’ » qui est l’abréviation de « non magique »). Les différents moyens de transport, dont les balais et le transplanage, sans compter les visions et les prémonitions, permettaient aux communautés de sorciers les plus éloignées de rester en contact entre elles depuis le Moyen Âge.

    Les communautés magiques amérindiennes, européennes et africaines se connaissaient bien avant l’immigration européenne des Non-Maj’ au XVIIe siècle. Ces communautés connaissaient les nombreuses similitudes qui existaient entre elles. Certaines familles étaient sans conteste « magiques », et la magie survenait aussi de manière inattendue dans des familles qui n’avaient jusqu’à présent connu ni sorcier ni sorcière. Dans l’ensemble, le ratio sorciers/non-sorciers semblait constant à travers les populations, tout comme le point de vue des Non-Maj’ sur la magie, et ce, quel que soit leur pays d’origine. Dans la communauté amérindienne, certaines sorcières et certains sorciers étaient acceptés et même très appréciés de leur tribu. Ils étaient réputés pour leurs capacités hors du commun à soigner ou à chasser. Cependant, certains d’entre eux étaient stigmatisés pour leurs croyances, souvent accusés d’être possédés par des esprits malveillants.

    La légende amérindienne des « Changeurs de peau », une sorcière ou un sorcier maléfique qui peut se transformer à volonté en animal, est basée sur des faits réels. Une légende créée autour des Animagi amérindiens raconte qu’ils sacrifiaient des membres de leur proche famille afin d’obtenir le pouvoir de se transformer. En fait, la majorité des Animagi se transformaient en animaux pour échapper à la persécution ou pour chasser pour leur tribu. Ces rumeurs désobligeantes étaient souvent lancées par les médecins non-maj’ qui prétendaient parfois avoir eux-mêmes des pouvoirs magiques et avaient peur d’être démasqués.

    La communauté magique amérindienne excellait tout particulièrement dans la pratique de la magie liée aux animaux et aux plantes, les sorcières et les sorciers pouvant notamment créer des potions beaucoup plus sophistiquées que celles que connaissaient les Européens. La différence la plus flagrante entre la magie pratiquée par les Indiens d’Amérique et les sorciers européens était l’absence d’utilisation d’une baguette magique.

    La baguette magique est apparue en Europe. Les baguettes canalisent la magie afin de rendre celle-ci plus précise et plus puissante. On considère cependant le fait de pouvoir produire de la magie de haute qualité sans baguette comme étant la marque des plus grands sorciers et sorcières. Comme l’ont démontré les Animagi amérindiens et les fabricants de potions, la magie sans baguette peut s’avérer être d’une grande complexité, mais les charmes et la métamorphose sont très difficiles à pratiquer sans elle.

     

       
    Depuis le XVIIe siècle

       Alors que les Européens non-maj’ commençaient à émigrer vers le Nouveau Monde, de plus en plus de sorcières et de sorciers d’origine européenne s’installèrent également en Amérique. Ils avaient, tout comme les Non-Maj’, de nombreuses raisons de quitter leur pays d’origine. Certains répondaient à l’appel de l’aventure, mais la plupart fuyaient parce qu’ils étaient persécutés par les Non-Maj’, par un membre de la communauté magique, ou par les autorités magiques. Ces sorcières et sorciers qui émigraient cherchaient à se fondre dans la masse de plus en plus grande de Non-Maj’ ou à se cacher au sein de la population des sorciers amérindiens qui accueillaient généralement avec plaisir leurs frères européens et cherchaient à les protéger.

    Cependant, il s’est tout de suite avéré que le Nouveau Monde allait être un endroit encore plus dur que le Vieux Monde pour les sorcières et les sorciers, et ceci pour trois raisons principales.

    Premièrement, tout comme leurs homologues non-maj’, les sorciers arrivaient dans un pays qui offrait peu de commodités, et ils devaient se débrouiller seuls. Dans leur pays d’origine, les sorcières et les sorciers n’avaient qu’à se rendre chez l’apothicaire près de chez eux pour trouver les ingrédients nécessaires à la fabrication de potions alors qu’ici, ils devaient se familiariser avec de nouvelles plantes magiques. Il n’existait aucun fabricant de baguettes magiques reconnu, et l’école de sorcellerie d’Ilvermorny — qui devait un jour devenir l’un des plus grands établissements d’enseignement magique au monde — n’était à cette époque qu’une petite cabane rudimentaire abritant deux professeurs et deux étudiants.

    Deuxièmement, les actions de leurs compagnons non-maj’ faisaient paraître sympathique la population non magique de la plupart des pays d’origine des sorciers. Les immigrants avaient non seulement commencé à mener une guerre contre les Indiens d’Amérique, ce qui avait affaibli la cohésion de la communauté magique, mais leurs convictions religieuses les rendaient également intolérants à toute forme de magie. Les puritains aimaient s’accuser entre eux d’activités occultes à la moindre trace de preuve, et les sorcières et sorciers du Nouveau Monde avaient toutes les raisons du monde d’être extrêmement méfiants envers eux.

    Et enfin, le problème certainement le plus inquiétant rencontré par les sorciers tout juste arrivés en Amérique du Nord était les Ratisseurs. La communauté magique en Amérique du Nord étant petite, dispersée et discrète, celle-ci n’avait pas encore de lois spécifiques en vigueur. Ceci laissa un vide juridique dans lequel s’engouffrèrent des groupes de sorciers mercenaires peu scrupuleux et de nationalités diverses. Ils formèrent un groupe particulièrement redouté qui s’était engagé à pourchasser non seulement les criminels notoires, mais également toute personne qui pouvait leur rapporter de l’or. Les Ratisseurs devinrent de plus en plus corrompus avec le temps. Loin de la juridiction du gouvernement magique de leur pays d’origine, beaucoup se complaisaient à faire preuve d’une autorité et d’une violence que leur mission ne justifiait pas. Ces Ratisseurs aimaient les bains de sang et la torture et allèrent même jusqu’à pratiquer la traite de leurs compagnons sorciers. Le nombre de Ratisseurs se multiplia à travers l’Amérique à la fin du XVIIe siècle et preuve fut faite qu’ils n’hésitaient pas à faire passer d’innocents Non-Maj’ pour des sorciers afin de recevoir des récompenses de la part de membres crédules de la communauté non magique.

    Les fameux procès des sorcières de Salem intentés de 1692 à 1693 furent tragiques pour la communauté magique. Les historiens de la magie s’accordent à dire que parmi les soi-disant juges puritains se cachaient au moins deux Ratisseurs connus qui se vengeaient de querelles initiées en Amérique. Parmi les morts figuraient effectivement des sorcières, mais celles-ci étaient innocentes des crimes pour lesquels elles avaient été arrêtées. Les autres victimes étaient principalement des Non-Maj’ qui avaient eu la malchance de se faire attraper dans l’hystérie et la soif de sang collectives.

    L’histoire de Salem était importante pour la communauté magique pour des raisons qui dépassaient la perte tragique de vies humaines. Dans un premier temps, de nombreuses sorcières et de nombreux sorciers fuirent l’Amérique, et bien plus encore décidèrent de ne pas venir s’y installer. Ceci entraîna des modifications intéressantes de la population magique d’Amérique du Nord comparée aux populations d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Jusqu’au début du XXe siècle, la population américaine comptait moins de membres de la communauté magique que les quatre autres continents réunis. Les familles de sang pur qui étaient bien informées des activités des puritains et des Ratisseurs grâce aux journaux pour sorciers n’allaient généralement pas en Amérique. Cela signifie que le Nouveau Monde comptait un pourcentage bien plus élevé de sorciers nés-Non-Maj' que le reste du monde. Même si ces sorcières et ces sorciers se mariaient et fondaient leur propre famille magique, l’idéologie du sang pur qui tient une place importante dans l’histoire de la magie en Europe ne rencontre donc pas autant d’adeptes en Amérique.

    La conséquence la plus importante des évènements survenus à Salem fut peut-être la création en 1693 du Congrès magique des États-Unis d’Amérique, environ un siècle avant sa version non-maj’. Ce congrès connu par les sorciers et sorcières d’Amérique sous l’abréviation MACUSA (couramment prononcée "Ma - cu - za") réunit pour la première fois la communauté magique d’Amérique du Nord et conçut des lois spécifiques permettant la cohabitation des mondes magique et Non-Maj’, à l’instar des pays voisins. La première tâche du MACUSA fut de traduire en justice les Ratisseurs qui avaient trahi les leurs. Ceux qui étaient reconnus coupables de meurtres, de traite de sorciers et de torture parmi d’autres formes de cruauté furent exécutés pour leurs crimes.

    Plusieurs des Ratisseurs les plus connus échappèrent à la justice. Alors que des mandats internationaux autorisaient leur arrestation, ces Ratisseurs disparurent définitivement dans la communauté non-maj’. Certains se marièrent à des Non-Maj’ et fondèrent des familles dans lesquelles les enfants sorciers semblaient avoir été abandonnés au profit d’une progéniture non magique, et ce, afin de préserver la couverture du Ratisseur.

    L’historien de la magie américaine Théophile Abbot a identifié plusieurs de ces familles. Chacune croyait fermement en la magie et la détestait. Les Non-Maj’ d’Amérique du Nord semblent souvent moins enclins à croire en l’existence de la magie que de nombreuses autres populations, probablement à cause des croyances et luttes anti-magiques des descendants des familles de Ratisseurs. Tous ces évènements ont eu des répercussions considérables sur la façon dont la communauté magique d’Amérique est aujourd’hui gouvernée.



       
    La loi Rappaport

       En 1790, la quinzième présidente du MACUSA, Emily Rappaport, institua une loi destinée à créer une parfaite ségrégation entre la communauté magique et la communauté non-maj’. Cette mesure faisait suite à la plus grosse infraction au Code international du secret magique qui avait entraîné une condamnation humiliante du MACUSA par la Confédération internationale des Sorciers. L’affaire était d’autant plus sensible que l’infraction avait été commise au sein même du MACUSA.

    En résumé, la catastrophe impliquait la fille du Gouverneur des Finances et des Dragots du président Rappaport (le Dragot étant la monnaie magique américaine et le Gouverneur des Dragots, l’équivalent du ministre des Finances). Aristote Douzebranches était un homme compétent, mais sa fille, Dorcus, était aussi bornée que jolie. Ses résultats scolaires à Ilvermorny avaient été médiocres et elle vivait dans la maison familiale au moment où son père avait pris ses hautes fonctions.

    Un jour qu’avait lieu un pique-nique, Dorcus Douzebranches tomba amoureuse d’un charmant Non-Maj’ appelé Bartholomé Bellebosse. La jeune fille ne le savait pas, mais Bartholomé était le descendant d’un Ratisseur. Il n’y avait pas de sorciers dans sa famille, mais il croyait fermement en l’existence de la magie et il était convaincu que toutes les sorcières et tous les sorciers étaient mauvais.

    Totalement inconsciente du danger, Dorcus ne se posa pas de questions lorsque Bartholomé s’intéressa poliment à ses « petits tours de magie ». Soucieuse de répondre aux questions naïves de son petit ami, Dorcus lui révéla l’emplacement secret du MACUSA et d’Ilvermorny et lui donna des informations sur la Confédération internationale des Sorciers et sur la manière dont ces organismes cherchaient à protéger et à dissimuler la communauté magique.

    Ayant obtenu de Dorcus autant d’informations que possible, Bartholomé vola la baguette magique qu’elle avait eu l’obligeance de lui montrer et la présenta à tous les journalistes qu’il put trouver. Il rassembla ensuite des amis armés et se mit en quête de persécuter, et même de tuer, toutes les sorcières et les sorciers des alentours. Bartholomé imprima également des prospectus donnant les adresses des lieux de rassemblement des sorcières et des sorciers et envoya des lettres aux Non-Maj’ importants. Certains de ces Non-Maj’ pensèrent qu’il était nécessaire d’enquêter sur la présence ou non de « groupes occultes malveillants » aux endroits indiqués.

    Obsédé par sa mission de révéler l’existence la sorcellerie en Amérique, Bartholomé Bellebosse se laissa emporter et tira sur ce qu’il croyait être un groupe de sorciers du MACUSA, mais qui n’étaient en réalité que des Non-Maj' qui avaient eu le malheur de quitter l'immeuble suspecté pendant qu'il le surveillait. Par chance, personne ne fut tué, mais Bartholomé fut arrêté et emprisonné pour le crime sans que MACUSA ait besoin de s'en mêler. Cet épisode fut un énorme soulagement pour le MACUSA qui avait toutes les peines du monde à réparer les énormes bévues de Dorcus.

    Bartholomé avait diffusé ses prospectus à grande échelle et quelques journaux l’avaient suffisamment pris au sérieux pour imprimer des photos de la baguette magique de Dorcus, racontant qu’elle était d’une efficacité terrifiante lorsqu’on l’agitait. Le bâtiment du MACUSA était devenu le centre de toutes les attentions, si bien que le congrès dut déménager. La présidente Rappaport fut contrainte, au cours d’une enquête publique, d’avouer à la Confédération internationale des Sorciers qu’elle ne pouvait être certaine que toutes les personnes qui avaient pris connaissance des informations divulguées par la faute de Dorcus avaient été amnésifiées. La fuite d’informations avait été si grave que les retombées se feraient sentir pendant de nombreuses années.

    De nombreux membres de la communauté magique demandèrent à ce que Dorcus soit emprisonnée à vie, mais celle-ci ne passa qu’une année derrière les barreaux. Tombée en disgrâce et profondément traumatisée, Dorcus retourna vivre au sein d’une communauté magique bien différente, et finit ses jours, recluse, avec pour seule compagnie un miroir et un perroquet.

    L’imprudence de Dorcus entraîna la création de la loi Rappaport. La loi Rappaport imposait une ségrégation stricte entre la communauté non-maj’ et la communauté magique. Les sorciers n’avaient plus le droit de fréquenter des Non-Maj’ ou de les épouser. Les sanctions pour avoir fraternisé avec des Non-Maj’ étaient sévères, et les échanges avec eux étaient limités au strict minimum et autorisés uniquement dans le cadre des activités quotidiennes.

    La loi Rappaport renforça encore davantage les principales différences culturelles existant entre les communautés magiques américaines et européennes. Dans le Vieux Monde, le gouvernement non-maj’ avait toujours plus ou moins communiqué et coopéré en secret avec le gouvernement magique. En Amérique, le MACUSA agissait totalement indépendamment du gouvernement non-maj’. En Europe, les sorcières et les sorciers étaient amis avec les Non-Maj’ et pouvaient se marier avec eux. En Amérique, les Non-Maj’ étaient de plus en plus considérés comme l’ennemi. En résumé, la loi Rappaport conduisit la communauté magique américaine, déjà en conflit avec une population non-maj’ particulièrement méfiante, à vivre dans le secret.


       
    Dans les années 1920

    Les sorciers d’Amérique jouèrent un rôle important durant la Première Guerre mondiale, même si l’écrasante majorité de leurs compatriotes non-maj’ l’ignorait. Cependant, comme il y avait des factions magiques des deux côtés, les efforts des sorciers ne furent pas décisifs. Ils parvinrent toutefois à limiter les pertes humaines et à vaincre nombre de leurs ennemis magiques.

    Cet effort conjoint n’adoucit pas pour autant la position du MACUSA au sujet d’une possible fraternisation entre Non-Maj’ et sorciers, et la loi Rappaport resta fermement en vigueur. Quand arrivèrent les années 20, la communauté magique américaine s’était habituée à vivre de manière encore plus discrète que la communauté magique européenne et à ne choisir la personne qui partagerait leur vie qu’au sein même de leur propre communauté.

    Le souvenir de la transgression catastrophique du Code du secret commise par Dorcus Douzebranches avait laissé sa marque dans le langage magique, et un « Dorcus » désignait désormais en argot une personne idiote ou inepte. Le MACUSA continua à sanctionner sévèrement ceux qui bafouaient le Code international du secret magique. Il était également moins tolérant que ses homologues européens envers les manifestations surnaturelles telles que les fantômes, les esprits frappeurs et les créatures fantastiques — la présence de ces créatures et esprits risquant d’alerter à tout moment les Non-Maj’ de l’existence de la magie.

    Après la Grande Rébellion du Sasquatch de 1892 (pour de plus amples détails, veuillez consulter le livre encensé par la critique d’Ortiz O’Flaherty intitulé "Le dernier combat de Bigfoot"), le quartier général du MACUSA fut déplacé pour la cinquième fois depuis sa création. Il fut ainsi transféré de Washington à New York où il resta pendant toutes les années 20. En cette époque, la présidente du MACUSA était madame Séraphine Picquery, une sorcière formidablement douée originaire de Savannah.

    Cela faisait plus de deux siècles que l’école de sorcellerie d’Ilvermorny prospérait et elle était, dans les années 20, communément considérée comme l’un des meilleurs établissements scolaires du monde magique. Ayant eu une éducation commune, toutes les sorciers sont capables d’utiliser une baguette magique.

    La législation en place à la fin du XIXe siècle imposait à tous les membres de la communauté magique américaine de se munir en toutes circonstances de leur « permis de port de baguette magique », une mesure qui avait pour but de surveiller toutes les activités magiques et d’identifier les criminels grâce à leur baguette. Contrairement à la Grande-Bretagne où Ollivander était considéré comme le meilleur fabricant de baguettes, l’Amérique du Nord comptait quatre grandes enseignes.

    Shikoba Wolfe, qui descendait des Chactas, devint célèbre grâce à ses baguettes finement taillées qui contenaient une plume de queue d’oiseau-tonnerre (l’oiseau-tonnerre est un oiseau magique américain proche du phénix). Les baguettes magiques de Wolfe étaient connues pour être extrêmement puissantes, mais difficiles à manier. Elles étaient particulièrement appréciées par les adeptes de la métamorphose.

    Johannes Jonker, un sorcier né de parents moldus dont le père était un ébéniste reconnu, devint quant à lui un fabricant de baguettes magiques renommé. Incrustées de nacre, ses baguettes étaient très recherchées et se reconnaissaient au premier regard. Après avoir expérimenté divers ingrédients magiques, Jonker choisit d’utiliser des poils de womatou, un félin amérindien.

    Thiago Quintana fit des émules dans le monde magique lorsque ses longues et élégantes baguettes arrivèrent sur le marché. Chacune d’entre elles renfermait l’épine translucide d’un monstre du Fleuve Blanc, en Arkansas, et produisait des sortilèges puissants et élégants. Les craintes quant à la surpêche de l’espèce furent dissipées lorsqu’il fut prouvé que seul Quintana connaissait le secret pour attirer les monstres — secret qu’il garda jalousement jusqu’à sa mort où cessa la production de ces baguettes si particulières.

    Violetta Beauvais, la célèbre fabricante de baguettes magiques de La Nouvelle-Orléans, refusa pendant de nombreuses années de révéler la substance secrète que contenaient ses baguettes, toutes faites d'aubépine des marais. On découvrit par la suite qu’elles contenaient du poil de rougarou, le dangereux monstre à tête de chien qui rôdait dans les marécages de Louisiane. Il a souvent été dit que les baguettes magiques de Beauvais se nourrissaient de magie noire comme les vampires se nourrissaient de sang. Cependant, plus d’un héros américain des années 20 combattit avec pour seule arme une baguette magique fabriquée par Beauvais, et la présidente Picquery elle-même était connue pour en posséder une.

    Contrairement à la communauté non-maj’ des années 20, le MACUSA permettait aux sorcières et aux sorciers de boire de l’alcool. De nombreux protestataires signalèrent que les sorcières et les sorciers se faisaient alors remarquer dans les villes remplies de Non-Maj’ sobres. Cependant, dans un de ses rares moments de légèreté, la présidente Picquery déclara qu’il était déjà bien assez difficile d’avoir des pouvoirs magiques en Amérique. Elle eut alors cette phrase célèbre envers son chef de cabinet : L’usage de l'eau glouglousse est non négociable.

       
    black pumpkin

    C'est vrai que je n'ai pas été claire et que mes lecteurs peuvent ne pas comprendre pourquoi il dit ça. O'Brien parle de singe qui ne savent pas boire car à l'époque il y a le scandale de la théorie de Darwin, donc, les non-maj' se disputent le fait qu'ils sont, ou pas, descendants des singes et ont projet de l'interdire (ce qu'ils feront d'ailleurs). Pour "ils ne savent pas boire" JKR explique que les sorciers ne sont pas touchés par la Prohibition et la Prohibition est au départ faite pour éviter les cas d'ivrogneries apparemment nombreux à l'époque qu'ils jugent comme un mal de la société... Voilà ! J'ai également fait un article sur les années folles pour ceux qui les connaîtraient pas ou peu qui expliquent ces faits de sociétés de l'époque en y ajoutant quelques touches de sorcellerie. Mais je ne vais pas te montrer tout ce que j'ai fait ahah

    Voilà, j'espère que c'est plus clair, du coup, il faudrait que je fasse un lien à la loi Rappaport qui amène à la fiche qui en parle et pour les "singes qui ne savent pas boire, j'hésite à le supprimer du coup, ahah
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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Mar 7 Fév 2017 - 22:44

    De rien pour les fautes, tiens y en a encore une petite Razz

    Croyez-vous qu'un sorcier devrait-être inférieurs à ces êtres sans âme ? »

    Juste qu'il n'y a pas de s à "inférieur" puisque le sujet "sorcier" est au singulier ^^

    Merci pour ton annexe qui explique mieux cette loi, j'ai appris beaucoup de choses :joie: . Oui je suis d'accord, tu devrais mettre un lien dessus histoire qu'on puisse directement s'informer car pour un lecteur qui ne connaît pas, on ne comprendrait pas ce passage et cela nous paraîtrait obscur :)

    C'est une annexe qui sera aussi sur ton forum ?


    C'est vrai que je n'ai pas été claire et que mes lecteurs peuvent ne pas comprendre pourquoi il dit ça. O'Brien parle de singe qui ne savent pas boire car à l'époque il y a le scandale de la théorie de Darwin, donc, les non-maj' se disputent le fait qu'ils sont, ou pas, descendants des singes et ont projet de l'interdire (ce qu'ils feront d'ailleurs). Pour "ils ne savent pas boire" JKR explique que les sorciers ne sont pas touchés par la Prohibition et la Prohibition est au départ faite pour éviter les cas d'ivrogneries apparemment nombreux à l'époque qu'ils jugent comme un mal de la société...

    Oh je vois ^^ C'est bien trouvé Wink Mais oui comme tu le soulignes plus bas, même si c'est finement bien placé, je ne suis pas sûre que beaucoup de lecteurs comprendront le sens de ce passage. Si tu arrivais à remanier ce petit bout, ça serait top Very Happy (même si c'était une bonne idée)





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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Mar 21 Fév 2017 - 19:56

    Coucou @Sherinn

    As-tu vu ma dernière réponse ? As-tu encore besoin d'avis ? =)

    Cela fait plus de 10 jours que nous sommes sans nouvelles de toi. Si d'ici 10 jours tu ne t'es toujours pas manifestée, je devrais archiver le sujet :/

    Bonne soirée




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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Jeu 9 Mar 2017 - 0:44

    Coucou Sherinn :)

    N'ayant pas de réponse de ta part depuis 10 jours, je suis obligée d'archiver ce sujet ^^

    Bonne soirée




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