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    Correction simple: D'une Nouvelle

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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Ven 9 Déc 2016 - 9:57

    Type de texte à corriger : Nouvelle dans l'univers de mon fo

    Adresse du forum :www.wattpad.com ^^"
    Souhaitez-vous des remarques sur le style ? : oui (en option)- non
    Style de correction voulu : simple

    Textes à corriger :
    Prologue:
    Dans un laboratoire de recherche humaine, deux hommes travaillaient bloc-note dans une main et café dans l'autre. Chacun vêtus d'une blouse blanche, les cheveux en bataille et une paire de gants noire. Ils regardaient tous deux au travers d'une vitre la fourmilière d'hommes en tenue de décontamination rouge circulant entre les couveuses manipulant les consoles et vérifiant les différentes jauges et indices, s'assurant que chaque système soit parfaitement fonctionnel.

    - Tu sais comment ça se passe sur le front ? Demandant inquiet l'un des deux scientifiques.

    -Mal, mais il semble que ça commence à s'engueuler en face pour le partage des territoires qu'ils nous ont pris. Ça nous donnera du temps, en plus il parait que nos travaux auraient permis à une autre équipe d'avancer sur un gros projet. Ils vont surement augmenter notre financement après ça.

    Son interlocuteur restait perplexe, après tout avant même le début de la guerre il avait déjà brisé tellement de tabous. Pour lui, leur jeu était clair, la déclaration de cette guerre n'était qu'une excuse pour justifier tous les tabous qu'ils avaient brisés et le caractère ignoble et inhumain de leurs travaux.

    - On aurait pu facilement attendre la fin de nos recherches pour amorcer cette guerre, mais l'opinion publique se serait probablement retournée contre eux. Cette défaite n'est que le prequel de notre victoire, au prix de nombre d'entre nous. J'espère juste que jouer les dieux ne nous coûtera pas plus cher que ce que nous payons déjà pour lui.

    -Nous rétablirons à nouveau un âge d'or en ce monde, même si comme à l'époque il faudra tacher nos mains de bien pire qu'un peu de sang.

    Une atmosphère froide s'était emparée de la pièce et seuls les cliquetis de leurs doigts sur les claviers et les ventilateurs des ordinateurs bourdonnants se faisaient entendre. Les deux scientifiques savaient très bien ou menaient leur travail, toutefois l'un d'eux avait un objectif bien plus égoïste.

    ------------------------------

    Cette nuit-là les deux scientifiques encore et toujours dans la même petite pièce partageaient un café dans une ambiance beaucoup plus relaxé que quelques mois plus tôt. L'un d'entre eux en particulier tournait doucement sur sa chaise tandis que l'autre encore très calme profitait de cette pause pour lire ses notes et annoter des données sur un rapport. La machine à café sifflait préparant alors la prochaine tournée pour une nuit qui s'annonçait longue, toutefois le scientifique tournant sur sa chaise interrogea soudainement son collègue.

    -Hé bien, qui aurait cru que tout cela mènerait à la création de telles armes. À coter nous sommes de petit joueur... Devant le silence de son collègue, il se saisit d'un ton plus grave. Comment se porte le sujet ?

    -Duquel tu parles ? répondit-il froidement.

    -Cesse de faire l'idiot, nous savons tous les deux duquel je te parle. Tu sais c'est malsain pour toit d'agir de la sorte envers un sujet, qu'importe, ce quelle est. Penses-tu honnêtement pouvoirs continués de la leur cachés, de toute manière ils ont déjà trouvé son remplaçant. Elle pourrait bien être épargnée, peut-être même pourrait-elle avoir une vie normale.

    L'autre scientifique leva finalement les yeux de ses papiers et s'enfonça dans son siège, calmement il plia ses lunettes et d'un coup de petit pas se fit rouler jusqu'à la vitre avant d'appuyer sur un bouton pour illuminer la pièce et les couveuses. Soupirant, le dos tourné a son interlocuteur, il prit finalement le temps de lui répondre.

    -Ne te fait pas plus idiot que tu ne l'es, elle est une menace pour eux. Au mieux, il la détruirait et au pire ils l'utiliseraient. Je ne veux pas lui donner la même vie que les poupées qu'ils ont créé pour cette guerre. C'est ma fille après tout.

    -Épargne-moi tes âneries, jamais...

    Ils furent brusquement interrompus par de multiples explosions provenant de la surface, les deux scientifiques se regardèrent partageant un regard d'incompréhension. Il était pourtant à des kilomètres d'un quelconque front, personne ne devrait pouvoir les attaquer ici. Après quelques minutes de doute, une voix retentit dans les mégaphones, elle annonça l'ordre d'évacuation d'urgence du complexe avant son auto-destruction. Le premier scientifique se mit à courir dans le couloir, tout le monde marchait dans la même direction. Les consignes étaient simples dans cette situation, rejoindre les ascenseurs et évacuer avant de faire exploser les charges. Mais le second avait une autre idée en tête, il attrapa ses lunettes et quitta la pièce d'un pas rapide.

    Il parcourait les couloirs revenants du vestiaire, les lieux semblait désert. Il lui fallait presser le pas s'il voulait agir avant que les premiers ascenseur ne remonte, malgré la profondeur à laquelle il se situait il pouvait ressentir chaque explosion et pensait même que l'un des gratte-ciel au-dessus d'eux avait du s'effondrer. Même s'ils arrivaient a sortir, quoi qu'il se passe dehors il était dur d'envisager d'y survivre. Finalement il atteignit le centre de sécurité, il n'y restait plus que deux hommes.

    -On a des rapports de la hauts ? demandais complètement stresser l'un des gardes.


    -Non, rien. On a plus de nouvelle depuis l'ordre d'évacuation. Je ne veux pas mourir ici...

    En effet pour lancé l'ordre de destruction du complexe il fallait que deux hommes avec des permission suffisante, heureusement en tant que chef du laboratoire il avait toutes les autorisation nécessaire. Il s'adressa au garde avec le plus grand calme dont il pouvait faire preuve.

    -Je mourrais avec mon oeuvre, rejoins les ascenseurs et amorce l'évacuation.

    Le personnel de sécurité ne se fit pas prié et quitta la pièce en courant, maintenant seul, les deux hommes s'échangèrent un regard sans partager un mots. Tout deux savait qu'il allait mourir et discuté n'aurait pas changer grand chose a se fait. Sur les écrans le garde d'un peu plus tôt rejoignit le reste du personnel dans la salle des ascenseurs. Les deux hommes partagèrent un dernier regard résigné avant d'enfoncé et tourner leur clés. L'écran de la console changea de couleur et afficha des messages d'avertissement, le garde se décida finalement a ouvrir la bouche.

    - Moi qui avait peur de mourir seul, cela est un honneur de mourir au coté d'une personne tel que vous, il repris son souffle. Pour un monde meilleur !

    Un tir retenti et le garde s'éffondri au sol, le scientifique encore fumant posa l'arme sur la console et se mit a pianoté frénétiquement sur le clavier. Soudainement le collègue du scientifique entra dans la pièce, apparemment soulager de finalement retrouver son chef.

    -J'ai tout préparer pour évacuer Alice, il ne me manque plus que ... Il remarqua finalement le corps qui gisait sur le sol et fit un pas en arrière. Mais.. qu'est ce que vous faites ?

    -Je fait en sorte que ma fille n'ai pas a vivre dans notre monde. Il avait peur de finir seul, qu'il se rassure personne ne sortira d'ici. Vivant ou Mort.

    Un second tir raisonna, le scientifique plaça sa main sur le tableau de bord et finalisa l'amorce de la procédure de décontamination biologique. Le complexe tout entier se verrouilla, les ascenseurs interrompirent leurs monté alors que le système d'aération du complexe amorça la diffusion du gaz dans tout le complexe. Depuis son siège il observa son personnel suffoquer alors que leurs organes fondait et leur corps se décomposait sous leur yeux, même sur l'autre face de cette planète il aurait pu entendre leurs hurlement de douleurs. Mais rien n'avait suffisamment de valeur à part sa précieuse enfant.
    Informations complémentaires :
    Je compte sortir une petite nouvelle d'une vingtaine de chapitre, probablement un à deux par mois. Mais avant cela je suis curieux de voir combien de faute je peux faire malgré une grande application de ma part.


    Dernière édition par Eiv le Lun 6 Fév 2017 - 21:23, édité 1 fois



    avatar
    Kanae
    FémininAge : 25Messages : 339

    le Ven 9 Déc 2016 - 12:05

    Bonjour ! :joie:

    Oui, je hante cette section à l'affut de la moindre demande XD.
    Comme tu as demandé une correction simple, je vais corriger directement ton texte, puis je te ferais quelques remarques sur le style. Par contre, il me semble que tu voulais avoir une idée du nombre de fautes que tu faisais, donc je me suis amusée à les comptabilisées également.


    Spoiler:
    Dans un laboratoire de recherche humain, deux hommes travaillaient bloc-note dans une main et café dans l'autre. Chacun était vêtu d'une blouse blanche et d'une paire de gants noire, les cheveux en bataille. Ils regardaient tous deux au travers d'une vitre la fourmilière d'hommes en tenue de décontamination rouge circulant entre les couveuses, manipulant les consoles, et vérifiant les différentes jauges et indices afin de s'assurer que chaque système était parfaitement fonctionnel.

    STYLE :

    -"un laboratoire de recherche" est un groupe nominal "humain" vient le qualifier donc il s'accorde au masculin.

    - Pour la phrase suivante, il te manquait un verbe.

    - Lorsque l'on fait une énumération, il faut que chaque proposition aille avec le sens du verbe. Ici, "être vêtu" d'une blouse, ça marche, "être vêtu" d'une paire de gants", ça passe, mais on ne peut pas "être vêtu" de cheveux en bataille. Du coup, avec une proposition juxtaposée à l'aide d'une virgule, on vient sous entendre que le verbe est "avoir" et qu'on l'a juste passé sous silence.

    - De même, l'énumération d'action de la phrase suivante méritait quelques virgules pour faciliter la lecture. Tu es tout à fait libre d'utiliser des participes présents, mais fais attention de ne pas en abuser car en français on préfère mettre une proposition relative "qui avait fait" au lieu de "faisant", par exemple. C'est surtout le latin qui les utilisait, mais c'est juste que certaines personnes n'aiment pas ça (moi j'adore et j'en abusais pas mal avant mais on me le reprochait souvent). Par contre, ton dernier verbe est normalement conjugué au subjonctif (ce que tu as fait), mais au passé donc on aurait du écrire "afin de s'assurer que chaque système fût" (oui, j'en profiter pour alléger un peu la phrase avec un adverbe causal parce qu'il y avait décidément beaucoup de verbes). Le truc c'est que cela donne une impression vieillie, le subjonctif est en train d'être évincé de la langue et l'Académie Française nous déclare que l'on peut désormais très bien le remplacer par un indicatif. Bon, je suis personnellement une amoureuse du subjonctif passé, mais je veux bien reconnaître que ça donne un style très particulier. Aussi, je l'ai remplacé par un imparfait de l'indicatif pour la concordance des temps.


    - Tu sais comment ça se passe sur le front ? demanda, inquiet, l'un des deux scientifiques.

    -Mal, mais il semble que ça commence à s'engueuler en face pour le partage des territoires qu'ils nous ont pris. Ça nous donnera du temps. En plus il paraît que nos travaux auraient permis à une autre équipe d'avancer sur un gros projet. Ils vont surement augmenter notre financement après ça.

    Son interlocuteur resta perplexe. Après tout, avant même le début de la guerre, il avait déjà brisé tellement de tabous. Pour lui, leur jeu était clair, la déclaration de cette guerre n'était qu'une excuse pour justifier tous les tabous qu'ils avaient brisés et le caractère ignoble et inhumain de leurs travaux.

    - On aurait pu facilement attendre la fin de nos recherches pour amorcer cette guerre, mais l'opinion publique se serait probablement retournée contre eux. Cette défaite n'est que le prequel de notre victoire, au prix de nombre d'entre nous. J'espère juste que jouer les dieux ne nous coûtera pas plus cher que ce que nous payons déjà pour lui.

    -Nous rétablirons à nouveau un âge d'or en ce monde, même si, comme à l'époque, il faudra tacher nos mains de bien pire qu'un peu de sang.

    Une atmosphère froide s'était emparée de la pièce et seuls les cliquetis de leurs doigts sur les claviers et les ventilateurs des ordinateurs bourdonnants se faisaient entendre. Les deux scientifiques savaient très bien ou menait leur travail, toutefois l'un d'eux avait un objectif bien plus égoïste.

    STYLE :

    - Dans un dialogue, on ne met généralement pas de majuscule quand on fait une enclise précisant la façon dont parle les personnages, par exemple : "Je ne sais vraiment pas quoi donner comme exemple", précisa-t-elle comme si personne n'avait encore deviné qu'elle était une quiche en écriture. C'est à ça que servent les guillemets (même si c'est vrai qu'en RP on ne les utilise pas trop) pour délimiter ce qui est du discours direct de ce qui ne l'est pas. En revanche, le participe présent ne se justifiait pas du tout, on est bien au passé simple là.

    - Fais attention au passé simple/imparfait. Des fois tu utilises l'un pour l'autre. Dis-toi que lorsque l'action est ponctuelle, c'est du passé simple et lorsqu'elle dure et paraît descriptive, c'est de l'imparfait : "le personnage parla, mais il était calme". Action ponctuelle/action appelée à durer ou décrivant un état. Ca marche assez souvent comme ça.

    - Tu as aussi un peu tendance à mettre des virgules à la place de tes points. La plupart du temps, ce n'est pas très gênant pour le lecteur, t'inquiète. Mais avec les petites corrections apportées, je trouve que ton texte a plus de punch ! Les points et les phrases courtes, c'est percutant !

    - Bah tu vois, j'ai appris un truc ! Je croyais que "tabou" était invariable puisque c'est un mot polynésien à la base. Mais en fait, il semblerait que l'Académie Française ait encore frappé et maintenant, on peut l'accorder comme n'importe quel adjectif. Comme quoi... Fais juste attention à la répétition. Je ne l'ai pas corrigée, mais ça choque un peu je trouve.

    - Pour "menait" tu dois te demander ce qui m'a pris XD. En fait, le sujet du verbe est "travail" et non "les deux scientifiques". Tu as utilisé une très jolie figure de style qui opère l'inversion du sujet et du verbe (pas facile à placer, mais tellleeeemmmmeennnnttt cool) donc il faut l'accorder en conséquence. J'avoue, celle-là elle était vacharde comme faute...


    ------------------------------

    Cette nuit-là, les deux scientifiques, encore et toujours dans la même petite pièce, partageaient un café dans une ambiance beaucoup plus relaxée que quelques mois plus tôt. L'un d'entre eux en particulier tournait doucement sur sa chaise tandis que l'autre, encore très calme, profitait de cette pause pour lire ses notes et annoter des données dans un rapport. La machine à café sifflait, préparant alors la prochaine tournée pour une nuit qui s'annonçait longue. Toutefois, le scientifique qui tournait sur sa chaise interrogea soudainement son collègue.

    -Hé bien, qui aurait cru que tout cela mènerait à la création de telles armes. À coté, nous sommes de petits joueurs... Devant le silence de son collègue, il prit un ton plus grave.

    -Comment se porte le sujet ?

    -Duquel tu parles ? répondit-il froidement.

    -Cesse de faire l'idiot, nous savons tous les deux duquel je te parle. Tu sais, c'est malsain pour toi d'agir de la sorte envers un sujet, qu'importe, ce quelle est. Penses-tu honnêtement pouvoir continuer de la leur cacher ? De toute manière ils ont déjà trouvé son remplaçant. Elle pourrait bien être épargnée, peut-être même pourrait-elle avoir une vie normale.

    L'autre scientifique leva finalement les yeux de ses papiers et s'enfonça dans son siège. Calmement il plia ses lunettes et d'un coup de petits pas, se fit rouler jusqu'à la vitre avant d'appuyer sur un bouton pour illuminer la pièce et les couveuses. Soupirant, le dos tourné à son interlocuteur, il prit finalement le temps de lui répondre.

    -Ne te fait pas plus idiot que tu ne l'es, elle est une menace pour eux. Au mieux, il la détruirait et au pire ils l'utiliseraient. Je ne veux pas lui donner la même vie que les poupées qu'ils ont créé pour cette guerre. C'est ma fille après tout.

    -Épargne-moi tes âneries, jamais...

    STYLE :

    - Attention à tes virgules ! Tu ne donnes pas assez de rythme à ton texte alors que l'orthographe est juste. C'est important de laisser à ton lecteur le temps d'assimiler les informations. Par exemple : "Il parlait doucement, avec délectation, comme s'il savourait chacun de ses mots en les prononçant". Là, j'ai mis une enclise qui permet d'insister sur "avec délectation". Si je n'avais pas mis de virgules (j'ai du mal à l'imaginer XD), ça aurait fait bizarre et ça aurait donné une impression linéaire, rapide. Les virgules donnent du relief, permettent de marquer des pauses, de jouer avec l'emphase et le rythme (dit-elle en insérant une énumération en rythme ternaire ponctuée de deux virgules pour laisser le temps de bien l'assimiler).

    - "se saisir d'un ton" ça ne se dit pas trop... oui, c'est bizarre parce qu'on dit bien "prendre un ton" mais dans saisir, il y a une idée concrète et physique, qui est apparemment plus souple dans "prendre" ou "appréhender", même si on demande bien "tu as saisi ?" pour demander à quelqu'un s'il a compris... Je suis d'accord que c'est décidément bizarre, je vais m'intéresser à la question. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on dira "prendre un ton" et non "se saisir d'un ton".

    - "toi" n'est pas un "toit", homonymes.

    - Rahhh nnooonnn, tu faisais un si beau boulot sur tes accords avec les verbes jusque-là ! Non, je t'embête un peu, mais tu as juste oublié de remplacer par un verbe du 3eme groupe comme "prendre" ou "mordre" pour t'assurer de les écrire à l'infinitif. Rien de méchant, ça m'arrive tout le temps.

    - "d'un coup de petits pas", ça me laisse perplexe... il se projette d'un coup ou bien il fait des petits pas, pas les deux normalement. Je vois bien l'action que tu décris, mais ça me semble un peu bancale comme description.

    - "a" n'est pas "à", homonymes.




    Ils furent brusquement interrompus par de multiples explosions provenant de la surface, les deux scientifiques se regardèrent partageant un regard d'incompréhension. Ils étaient pourtant à des kilomètres d'un front quelconque, personne ne devrait pouvoir les attaquer ici. Après quelques minutes de doute, une voix retentit dans les mégaphones. Elle annonça l'ordre d'évacuation d'urgence du complexe avant son auto-destruction. Le premier scientifique se mit à courir dans le couloir, tout le monde marchait dans la même direction. Les consignes étaient simples dans cette situation, rejoindre les ascenseurs et évacuer avant de faire exploser les charges. Mais le second avait une autre idée en tête, il attrapa ses lunettes et quitta la pièce d'un pas rapide.

    Il parcourait les couloirs revenant du vestiaire, les lieux semblaient déserts. Il lui fallait presser le pas s'il voulait agir avant que les premiers ascenseurs ne remontent. Malgré la profondeur à laquelle il se situait, il pouvait ressentir chaque explosion et pensait même que l'un des grattes ciel au-dessus d'eux avait du s'effondrer. Même s'ils arrivaient à sortir, quoi qu'il se passe dehors, il était dur d'envisager d'y survivre. Finalement, il atteignit le centre de sécurité. Il n'y restait plus que deux hommes.

    -On a des rapports de là-haut ? demandait, complètement stressé, l'un des gardes à son collègue.

    -Non, rien. On a plus de nouvelles depuis l'ordre d'évacuation. Je ne veux pas mourir ici...

    En effet, pour lancer l'ordre de destruction du complexe, il fallait deux hommes avec des permissions suffisantes. Heureusement, en tant que chef du laboratoire il avait toutes les autorisations nécessaires. Il s'adressa au garde avec le plus grand calme dont il pouvait faire preuve :

    -Je mourrais avec mon oeuvre, rejoins les ascenseurs et amorce l'évacuation.

    Le personnel de sécurité ne se fit pas prier et quitta la pièce en courant. Maintenant seuls, les deux hommes s'échangèrent un regard sans partager un mot. Tous deux savaient qu'ils allaient mourir et discuter n'aurait pas changer grand chose à ce fait. Sur les écrans, le garde d'un peu plus tôt rejoignit le reste du personnel dans la salle des ascenseurs. Les deux hommes partagèrent un dernier regard résigné avant d'enfoncer et tourner leurs clés. L'écran de la console changea de couleur et afficha des messages d'avertissement. Le garde se décida finalement à ouvrir la bouche.

    - Moi qui avait peur de mourir seul, c'est un honneur de mourir aux cotés d'une personne telle que vous, il reprit son souffle. Pour un monde meilleur !

    Un tir retentit et le garde s'effondra au sol, le scientifique posa l'arme encore fumante sur la console et se mit à pianoter frénétiquement sur le clavier. Soudain, le collègue du scientifique entra dans la pièce, apparemment soulagé de finalement retrouver son chef.

    -J'ai tout préparé pour évacuer Alice, il ne me manque plus que ... Il remarqua finalement le corps qui gisait sur le sol et fit un pas en arrière. Mais.. qu'est-ce que vous faites ?

    -Je fais en sorte que ma fille n'ait pas à vivre dans notre monde. Il avait peur de finir seul, qu'il se rassure personne ne sortira d'ici. Vivant ou Mort.

    Un second tir résonna. Le scientifique plaça sa main sur le tableau de bord et finalisa l'amorce de la procédure de décontamination biologique. Le complexe tout entier se verrouilla, les ascenseurs interrompirent leur montée alors que le système d'aération amorçait la diffusion du gaz dans tout le complexe. Depuis son siège il observa son personnel suffoquer alors que leurs organes fondaient et que leurs corps se décomposaient sous ses yeux... Même sur l'autre face de cette planète il aurait pu entendre leurs hurlements de douleur. Mais rien n'avait suffisamment de valeur à part sa précieuse enfant.

    STYLE :

    - "ils se regardèrent, partageant un regard..." c'est un peu répétitif même s'il n'y a pas de faute à proprement parler. Il faudrait le reformuler, genre "Ils échangèrent un regard, partageant la même incompréhension". J'ai laissé comme ça, dans le doute.

    - Ah! C'est bien mieux niveau rythme et virgule ! C'est tout de suite plus confortable à lire. (**reprend son pop-corn pour savoir comment va se dérouler l'évacuation**).

    - "Il parcourait les couloirs revenant du vestiaire, les lieux semblaient déserts." Alors, là tu as le choix. Tu peux le laisser comme ça, ça donne un petit effet de style, de précipitation, ce qui est cool avec l'action qui se passe. Ou alors, tu peux saccader le truc en mettant un point à la place de ta virgule. L'impact n'en sera que renforcé. Mais franchement, c'est une pure question de feeling donc je ne me permettrais pas de choisir à ta place.

    - "avant que les premiers ascenseurs ne remontent" Joli réflexe, c'est ce que je te disais tout à l'heure au sujet de mon subjonctif passé chéri. Normalement on aurait du mettre "ne remontassent" et tu vois à quel point ça nous paraîtrait choquant que d'écrire un truc pareil de nos jours XD.

    - on sent que ça devient plus compliqué là, tu as du mal. Des fautes que tu ne faisais pas avant reviennent faire leur apparition. C'est parce qu'on approche de la fin, peut-être que tu commençais à fatiguer.

    - "se faire prier" est une locution verbale tout d'un bloc... donc pas d'accords.

    - "maintenant seuls" parce que oui, on peut être seul à plusieurs ! (bon, ça c'est pas hyper constructif comme remarque vu que tu l'as bien fait, mais je trouvais ça rigolo).

    - "aux côtés de" Alors ça, c'est encore un truc que j'ai appris ! Merci ! Apparemment, on peut dire "au côté de" et "aux côtés de". Mais, parce qu'il y a toujours un mais, on dira plus facilement au sens propre "je me trouve au côté de mon professeur" qu'au sens figuré "nous sommes entrés en guerre aux côtés des Etats-Unis". Donc là, techniquement, tes personnages sont physiquement à côté l'un de l'autre, mais l'un des scientifiques l'utilise dans le sens figuré donc je préfèrerais mettre un pluriel.

    - "cela est", ça ne se dit pas. "c'est" existe précisément pour éviter le hiatus (dont la langue française a une sainte horreur).

    - "Soudainement" ça fait un peu "petit truc soudain", alors, parfois c'est très adapté, et parfois il vaut mieux écrire "soudain" directement.

    - "Je fais en sorte que ma fille n'ait pas a vivre" subjonctttiiiiifffff :pompom: .

    - "un tir qui raisonne" c'est conceptuel, mais nul doute que son raisonnement serait intéressant à suivre... je pense plutôt qu'il "résonne" puisqu'il produit un son claquant.

    - "le tableau de bord", j'ai compris que tu ne voulais pas répéter "console" et c'est louable, mais on dirait plus "tableau de bord" pour un véhicule, un vaisseau, pas un poste de travail informatique...

    - Je t'ai proposé des "..." à la fin d'une phrase pour donner un petit côté tragique.

    Petit décompte :

    Fautes d'orthographe pure : 6
    Fautes d'accords orthographe : 10
    Fautes de conjugaison pure : 1
    Fautes d'accords conjugaison : 18
    Ponctuation : 16
    Fautes de syntaxe/grammaire : 5

    Bon, finalement j'ai un peu fait une correction guidée même si je t'ai corrigé les fautes directement. En même temps, difficile de faire des remarques sur le style sans parler des fautes et expliquer pourquoi elles sont là, comment les éviter, etc... J'espère que ça te convient quand même et que je n'ai pas été trop pénible à lire.

    Si je peux me permettre, je note une nette amélioration par rapport à ton texte précédent. On sent que tu t'es appliqué et ça fait plaisir même si sur la fin du fatiguais un peu ! Tu es sur la bonne voie ! Notamment, je te tire mon chapeau pour les accords des participes avec "avoir" et même des verbes en général (sauf sur la fin et c'est dommage), tu as fait un gros progrès là et je sais que ce n'est pas facile (ça m'arrive encore plus souvent que je ne le voudrais). Par contre, je dirais qu'au-delà des fautes d'orthographe, ton nouveau défi ce sera de faire attention à ta ponctuation. En lisant, je m'inventais les virgules ou les points par réflexe pour reprendre mon souffle mentalement. Elles permettent vraiment de fluidifier un texte, de mettre l'accent sur certains points précis, de donner du rythme et du style.

    Sur le texte à proprement parler, je trouve que c'est sympa à lire. Il y a un bon équilibre entre description/dialogue, les scènes décrites sont faciles à se représenter... par contre c'est peut être un peu gros le fait qu'il accepte de mourir pour quelqu'un d'autre dans une telle situation (genre ça devrait mettre la puce à l'oreille du garde) ? Et enfin, non mais pourquoi il faut nécessairement que deux mecs se sacrifient ??? Ils pouvaient pas inventer un meilleur système ? Bon, à part ça qui me laisse perplexe, c'est pas mal du tout.

    Je trouve que tu t'es vraiment améliorer et c'est une très bonne idée de t'entraîner en faisant des petits textes sous forme de chapitre. Tu ne pourras que progresser ! Continues comme ça !


    Dernière édition par Kanae le Ven 9 Déc 2016 - 13:50, édité 6 fois

    avatar
    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Ven 9 Déc 2016 - 12:51

    J'ai vu une faute de frappe... ou ? Je sais plus mais je trouvais cela drôle de le dire.... bon d'accords maintenant que je le fait ça ne l'est pas, mais dans ma tête ça sonnait bien.

    Bon il est drôle de revoir les règles oublié de ma jeunesse collégienne, elle ne m'avait tellement pas manqué. --"

    En tout cas superbe boulot, je lis tout mais je retient surtout ça:
    Spoiler:
    ARRÊTE DE TE FAIRE CHIER A VOULOIR METTRE UNE VIRGULE PAR PHRASE ET ARRÊTE DE T'IMAGINER QU'IL Y A UNE PUTAIN DE RÈGLE POUR CA !!

    Merci encore je vais surement relire encore deux ou trois fois et éclaircir la fin. Et pour le système qui coûte la vie a deux personne, je comprend ta logique. Mais il faut savoir que tu fous pas le bouton d'auto-destruction d'un engin a l'extérieur de l'engin... les missiles c'est différent il y a personne dedans. Oui, il pourrait avoir un chrono et un escalier de secours. Mais bon... de toute façons tout le monde crève alors bon Very Happy

    EDIT: C'est sur je suis loin de mon -18 en dictée


    Dernière édition par Eiv le Ven 9 Déc 2016 - 13:42, édité 1 fois



    avatar
    Kanae
    FémininAge : 25Messages : 339

    le Ven 9 Déc 2016 - 13:30

    Salut,

    Je me suis relue pas mal mais possible qu'il y ait une ou deux petites choses qui m'ont échappé.
    Par contre, je ne comprends pas du tout ton spoiler. Tu pourrais précisé avant que je ne me vexe pour rien ? Dis comme ça, j'ai l'impression que tu m'engueules alors que ça colle pas avec la suite de ton message. Tu voulais dire que c'est toi qui t'imaginais qu'on ne devait mettre qu'une virgule par phrase ? Je pense que c'est ça, donc désolée, ma première réaction a été de me dire "mais pourquoi il me crie dessus ? qu'est ce que j'ai dit ?" XD.

    EDIT : effectivement, j'ai corrigé quelques petites fautes d'inattention de ma part, et une à toi qui était passée entre les mailles du filet.


    Dernière édition par Kanae le Ven 9 Déc 2016 - 13:44, édité 2 fois

    avatar
    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Ven 9 Déc 2016 - 13:41

    Ha désolé ^^
    Je m’engueule tout seul xD

    A la manière d'une conscience, particulièrement agacante. - -"

    Conscience: Bravo, tu doit faire exprès c'est pas possible. Quand est-ce que tu va te mettre dans le crâne que les gens ne sont pas dans ta tête !!!

    Moi: gnngngngnn !!!

    Conscience: Argumentation +20 félicitation, t'a quel âge --"



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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Dim 18 Déc 2016 - 16:38

    J'espère avoir fait mieux, mais c'est peut être pire. J'ai tenté de tenir compte de ce que tu m'avait dit. Mais je ne me fait pas d'illusion ^^" on s'améliore pas en 2 texte...

    Et quand j'ai dit que tu avait fait des fautes, il faut savoir que je n'avais vue qu'une faute de frappe et que ce n'était nullement une critique ou un reproche :calimero:

    CHap1 : Eveil:
    Il faisait froid... J'avais froid. Doucement, je parvins à ouvrir les yeux, ma vision était trouble, comme embrumée. Je tentai de me mouvoir, de me relever, mais mes mouvements semblaient vains. Après quelques instants, je m'aperçus être en train de flotté, j'étais immergé dans un liquide grumeleux bleuâtre, je parvins finalement distinguer des formes. Je m'aperçois rapidement être en train d'observer mon propre corps, mais cette fascination est rapidement interrompue. Alors que mon corps, mes sens et mon esprit s'éveillent peu à peu, une vive brûlure au fond de ma gorge s'invite à cet éveil. Rapidement elle se repend, se déverse dans tout mon corps comme un torrent de roche en fusion, celui-ci inondant mon corps et mes sens d'une souffrance insupportable. Je commence à me débattre pour sortir de cette prison qui me torture, je peux sentir les lisses parois qui m'entoure et m'emprisonne et me fait tant souffrir.

    Finalement, les barreaux de cette prison se brisent, je chute violemment sur le sol avant de me redresser pour régurgiter le liquide qui inonde mes poumons. Cependant ce n'était pas moi qui étais parvenu à briser cette prison qui me torturait, ma vision était encore trouble, je toussais violemment tentent extraire le reste de liquide. Mais je parvins malgré tout à la distinguer, une ombre aux contours difforme, une paire d'yeux luminescents et une mâchoire aiguisée reflétant la lumière ambiante. Pris de panique, je me mets à ramper pour la fuir, ma gorge encore à vif me fait souffrir de martyr à chacune de mes respirations, mon corps aux muscles atrophier m'obéisse à peine alors que je peux ressentir le souffle de la créature sur mes jambes. Pris d'une vive douleur à mon bras, je hurle de tout ce que mes poumons peuvent cracher, malgré ma gorge encore douloureuse. La créature recule d'un pas, avant de se mettre à fuir devant ce qu'elle considère maintenant comme une menace.

    J'ai l'ignoble sensation que mon bras se disloque, alors que je peux le voir s'éventrer, se déchirer, pour laisser place à un membre beaucoup plus grand semblable a une patte. La douleur encore vive est indescriptible, alors qu'il commence à ce mouvoir par lui même et traine le reste de mon corps à la poursuite de la créature, je n'en vis pas la fin ce cette course poursuite, car je m'évanouit, mais dans mes derniers instants de clarté je peux entendre un râle d'agonie résonner autour de moi.

    À mon réveil, j'ignore combien de temps c'est écoulé, des heures ou des jours peut-être. Heureusement, ma première observation a pour vocation de me rassurer, mon bras a repris une taille normale, mais ce sentiment est de courte durée quand je m'aperçois être en train de baigné dans une flaque rougeâtre qui se révèle provenir du corps inerte de la créature qui me fait face. Prit de panique je recule, les jambes et les mains patinant dans le liquide visqueux, je rejoins finalement un mur contre lequel j'écrase mon dos comme pour le traverser et oublié cette vision horrifique.

    Je reste pétrifié à observer la créature plusieurs minutes avant de finalement reprendre mon calme, mes sens réveillés et mon esprit quelque peu plus clair, je décide de m'en approcher de plus prés pour en apprendre plus sur elle. Je m'aperçois que son corps est à la fois mécanique et biologique, il parait broyer et je parviens à peine distinguer sa forme avant de devenir... ce quelle est maintenant. Malheureusement, je suis rapidement prise de haut de coeur et m'écarte donc du cadavre dont la vision me rend malade. Je fis le choix de trouver une sortie à ce lieu avant de me poser plus de questions, c'est encore quelque peu tibutante que je commence à parcourir la pièce.

    Je finis par rejoindre une immense porte de métal, visiblement forcé par la créature d'un peu plus tôt, je me faufile au travers de l'ouverture et me retrouve dans un couloir. Contrairement à la pièce d'un peu plus tôt les lumières y sont quasiment toutes fonctionnelles, le couloir est plutôt large et en bon état, malgré le fait qu'il semble que le sol soit couvert de plusieurs années de poussière. Personne n'avait du emprunter se couloir depuis des lustres, seules les traces de pas de la créature y étaient visible, malheureusement la totalité des portes était close et incapable de les ouvrir, je fus bien contrainte à poursuivre la piste de son prédécesseur.

    Au cours de mon trajet, l'air ambiant se trouvait être de plus en plus humide, laissant derrière moi un air sec et poussiéreux. Ce n'est qu'après de longues minutes que je peux finalement quitter le couloir. Né à né avec un escalier, celui-ci me mène un peu plus bas dans un grand hall, le sol, les murs et le plafond y sont trempé et dégoulinant, couvert algue et de différent petit mollusque. Le lieu était probablement immergé il y a peu, et cela durant une longue période, y marcher était un véritable parcours du combattant pour ne pas finit les pieds en sang. Le long d'un des murs, trois larges portes en arc de cercle donnaient sur de larges puits montant sur plusieurs dizaines de mètres et descendant encore plus profondément. La luminosité y était faible seules quelques lumières d'urgence éclairaient l'un des cylindres, ces petites diodes me permis de décelé une échelle grâce à laquelle je pue entamé une longue monté et épuisante monté.

    Après un certain temps, alors que j'apercevais à peine ce qui semblait être le plafond, les diodes s'éteignirent me plongeant dans le noir complet, fatiguer et les pieds endoloris par ma marche dans le précédent hall, je poursuivis prudemment ma monté sans réellement savoir ou cela me mènerais, préoccupé et a bout de force. Quand enfin, je parvins a ce qui semblait être le sommet je pue me reposer sur un étroit rebord. Le plafond y était bas et c'est accroupie que je du me mouvoir, je pouvais ressentir la présence du vide qui ne devait être qu'à quelques centimètres de moi, un sentiment oppressant, dont la crainte saisissait mon corps d'effroi. Et c'est avec la plus grande prudence que je longeai la paroi, les mains me guidant le long du mur vers l'espoir d'une sortie. Après seulement quelques instants, qui me parurent duré une éternité, mes doigts effleurèrent finalement une grille d'ou laquelle je pouvant sentir une légère brise, provenant probablement de l'extérieur.

    Je tentai en vain de l'arracher en usant de toutes mes forces, mais arracher cette grille fut en vain durant un temps qui me parut durer une éternité. Parvenant enfin à faire la vaciller, je repris espoir et dans un ultime effort, je parvins finalement l'arracher, presque trop facilement. Surprise et déséquilibrée, je glissa du maigre rebord, je me voyais déjà au sol, morte, le corps sans vie au fond de cette tombe et cela après tant d'effort. Je ressentis une vive douleur dans tout mon corps, mais rien de particulièrement douloureux et la chute c'était d'ailleurs avérer particulièrement courte. Il ne me fallut que quelques secondes avant de me rendre compte de ma situation. J'avais atterri sur un grillage et cela à peine une cinquantaine de centimètres plus bas que le rebord que j'aspirais tant il y a quelques instants. Je fus prise d'un rire nerveux qui malgré ma gorge douloureuse, dura plusieurs minutes, probablement une manière pour moi d'évacuer le stress des événements récents.

    Le conduit que je dû emprunté par la suite n'était pas particulièrement étroit et je pus m’y faufiler sans grande difficulté, je n'eus besoin que de peu de temps avant de trouver une sortie. Débouchant sur un léger rebord, à peine à une dizaine de mètres du sol, mon premier sentiment fut une sorte de déception, je ne sais pas ce que j'aurais voulu voir, mais cela ne ressemblait surement pas à ça. Le décor n'était qu'immense building en béton délabrer, la plupart effondrer sur eux-mêmes et le vent soufflant entre les rues pour seul son. Il devait être le matin, le soleil était bas et un léger brouillard m'empêchait de voir au loin, mais la fraîcheur de la matinée accompagnée du soleil levant m'était bien plus agréable que le froid humide d'où je venais. Je décidai de prendre le temps de réfléchir à qui j'étais et ce qui m'avait fait arriver jusqu'ici. J'avais évité de me poser la question jusque là, même si j'en connaissais déjà très bien la réponse. Mon esprit était plein d'images de lieu, de personne, d'information que je n'appréhendais même pas. Mais j'étais tout bonnement incapable de dire qui j'étais... ou ce que j'étais.



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    Kanae
    FémininAge : 25Messages : 339

    le Lun 2 Jan 2017 - 11:51

    Bonjour et bonne année !

    Donc non seulement je suis en retard, mais en plus j'ai supprimé mon post à cause d'une mauvaise manip alors que j'étais presque arrivée au bout... horreur et damnation. Pour m'éviter de mourir à tout reprendre, je vais juste faire la correction et garder quelques remarques sur le style après.

    Spoiler:
    Il faisait froid... J'avais froid. Doucement, je parvins à ouvrir les yeux. Ma vision était trouble, comme embrumée. Je tentai de me mouvoir, de me relever, mais mes mouvements semblaient vains. Après quelques instants, je m'aperçus que j'étais en train de flotter, immergée dans un liquide grumeleux bleuâtre. Je parviens finalement distinguer des formes. Je réalise que j'observe mon propre corps, mais cette fascination est rapidement interrompue. Alors que mon corps, mes sens et mon esprit s'éveillent peu à peu, une vive brûlure au fond de ma gorge s'invite à cet éveil. Rapidement elle se répend, se déverse dans tout mon corps comme un torrent de roche en fusion, celui-ci inondant mes sens d'une souffrance insupportable. Je commence à me débattre pour sortir de cette prison qui me torture, je peux sentir les lisses parois qui m'entourent et m'emprisonnent, et me font tant souffrir.

    Finalement, les barreaux de cette prison se brisent. Je chute violemment sur le sol avant de me redresser pour régurgiter le liquide qui inonde mes poumons. Cependant, ce n'était pas moi qui étais parvenu à briser cette prison qui me torturait. Ma vision était encore trouble, je toussai violemment en tentant d'extraire le reste de liquide. Je parviens malgré tout à la distinguer. Une ombre aux contours difforme. Une paire d'yeux luminescents. Une mâchoire aiguisée reflétant la lumière ambiante. Prise de panique, je me mets à ramper pour la fuir. Ma gorge encore à vif me fait souffrir de martyr à chaque respiration, mon corps aux muscles atrophiés m'obéit à peine alors que je peux ressentir le souffle de la créature sur mes jambes. Prise d'une vive douleur au bras, je hurle tout ce que mes poumons peuvent cracher. La créature recule d'un pas, avant de se mettre à fuir devant ce qu'elle considère maintenant comme une menace.

    J'ai l'ignoble sensation que mon bras se disloque alors que je peux le voir s'éventrer, se déchirer, pour laisser place à un membre beaucoup plus grand semblable a une patte. La douleur encore vive est indescriptible tandis qu'il commence à se mouvoir de lui même et traine le reste de mon corps à la poursuite de la créature. Je ne vis pas la fin ce cette course poursuite, car je me suis évanouis. Mais, dans mes derniers instants de clarté, je peux entendre un râle d'agonie résonner autour de moi.

    À mon réveil, j'ignore combien de temps s'est écoulé, des heures ou des jours peut-être. Heureusement, ma première observation a pour vocation de me rassurer : mon bras a repris une taille normale. Cependant, ce ce soulagement est de courte durée quand je m'aperçois que je baigne dans une flaque rougeâtre qui se révèle provenir du corps inerte de la créature qui me fait face. Prise de panique je recule. Les jambes et les mains patinant dans le liquide visqueux, je rejoins finalement un mur contre lequel j'écrase mon dos, comme pour le traverser et oublier cette vision cauchemardesque.

    Je reste pétrifiée à observer la créature plusieurs minutes avant de finalement reprendre mon calme. Mes sens réveillés et mon esprit quelque peu plus clair, je décide de m'en approcher de plus prés pour en apprendre plus sur elle. Je m'aperçois que son corps est à la fois mécanique et biologique, il paraît broyé et j'ai du mal à imaginer sa forme originelle, celle qu'elle avait avant de devenir... ce quelle est maintenant. Malheureusement, je suis rapidement pris de nausées et m'écarte donc du cadavre dont la vision me rend malade. Je fais le choix de trouver une sortie à ce lieu avant de me poser plus de questions, c'est encore quelque peu titubante que je commence à parcourir la pièce.

    Je finis par rejoindre une immense porte de métal, visiblement forcée par la créature d'un peu plus tôt/ Je me faufile à travers l'ouverture et me retrouve dans un couloir. Contrairement à la pièce précédente, les lumières y sont quasiment toutes fonctionnelles, le couloir est plutôt large et en bon état, malgré le fait qu'il semble que le sol soit couvert de plusieurs années de poussière. Personne n'avait du l'emprunter depuis des lustres, seules les traces de pas de la créature y étaient visibles. Malheureusement, toutes les portes étaient closes et. Incapable de les ouvrir, je fus bien contrainte de poursuivre la piste de mon agresseur.

    Au cours de mon trajet, l'air ambiant se trouvait être de plus en plus humide, laissant derrière moi un air sec et poussiéreux. Ce n'est qu'après de longues minutes que je pus finalement quitter le couloir. Tombant nez à nez avec un escalier, je décidai de l'emprunter, celui-ci me menant un peu plus bas dans un grand hall. Le sol, les murs et le plafond y étaient trempés et dégoulinants, couverts d'algues et de différents petits mollusques. Le lieu était probablement immergé il y a peu, et cela durant une longue période, y marcher était un véritable parcours du combattant pour ne pas finit les pieds en sang. Le long de l'un des murs, trois larges portes en arc de cercle donnaient sur de larges puits montant sur plusieurs dizaines de mètres et descendant encore plus profondément. La luminosité y était faible. Seules quelques lumières d'urgence éclairaient l'un des cylindres, ces petites diodes me permirent de déceler une échelle grâce à laquelle je pus entamer une longue et épuisante montée.

    Après un certain temps, alors que j'apercevais à peine ce qui semblait être le plafond, les diodes s'éteignirent, me plongeant dans le noir complet. Fatiguée et les pieds endoloris par ma marche dans le précédent hall, je poursuivis prudemment mon ascension sans réellement savoir ou cela me mènerait. J'étais de plus en plus inquiète et surtout, à bout de force. Quand enfin je parvins à ce qui semblait être le sommet je pus me reposer sur un étroit rebord. Le plafond y était bas et c'est accroupie que je dû me mouvoir. Je pouvais ressentir la présence du vide qui ne devait être qu'à quelques centimètres de moi. Un sentiment oppressant, dont la crainte saisissait mon corps d'effroi. Et c'est avec la plus grande prudence que je longeai la paroi, les mains me guidant le long du mur vers l'espoir d'une sortie. Après seulement quelques instants, qui me parurent durer une éternité, mes doigts effleurèrent finalement une grille d'où je pouvant sentir une légère brise provenant probablement de l'extérieur.

    Je tentai en vain de l'arracher en usant de toutes mes forces. Parvenant enfin à la faire vaciller, je repris espoir et, dans un ultime effort, je parvins finalement à l'arracher, presque trop facilement. Surprise et déséquilibrée, je glissa du maigre rebord, je me voyais déjà au sol, morte, le corps sans vie au fond de ce tombeau et cela après tant d'efforts. Je ressentis une douleur soudaine mais supportable après une chute qui s'était d'ailleurs avérée particulièrement courte. Il ne me fallut que quelques secondes avant de me rendre compte de la situation. J'avais atterri sur un grillage et cela à peine une cinquantaine de centimètres plus bas que le rebord où je me trouvais quelques instants auparavant. Je fus prise d'un rire nerveux qui, malgré ma gorge douloureuse, dura plusieurs minutes, probablement une manière pour moi d'évacuer le stress des événements récents.

    Le conduit que je dû emprunter par la suite n'était pas particulièrement étroit et je pus m’y faufiler sans grande difficulté. Je n'eus besoin que de peu de temps avant de trouver une sortie. Débouchant sur un léger rebord, à peine à une dizaine de mètres du sol, mon premier sentiment fut une sorte de déception, je ne sais pas ce que j'aurais voulu voir, mais cela ne ressemblait sûrement pas à ça. Le décor n'était qu'immenses buildings en béton délabrés, effondrés sur eux-mêmes pour la plupart, et le vent soufflant entre les rues pour seule compagnie. Il devait être le matin, le soleil était bas et un léger brouillard m'empêchait de voir au loin, mais la fraîcheur de la matinée accompagnée du soleil levant m'était bien plus agréable que le froid humide d'où je venais. Je décidai de prendre le temps de réfléchir à qui j'étais et ce qui m'avait conduit jusqu'ici. J'avais évité de me poser la question jusque-là, même si j'en connaissais déjà très bien la réponse. Mon esprit était plein d'images de lieu, de personne, d'information que je n'appréhendais même pas. J'étais tout bonnement incapable de dire qui j'étais... ou ce que j'étais.

    Jolie puissance descriptive ! On vit le truc à fond et c'est très sympa. Il me semble qu'il y a moins de soucis de syntaxe dans ce texte-ci et ça rend la lecture tellement plus fluide ! De même, moins de problèmes d'orthographe. Mes corrections ont surtout concerné le style et pas vraiment parce qu'il y avait des tonnes d'erreurs ou de fautes, mais surtout pour rendre la lecture plus confortable encore. Je trouve qu'il y a une grosse évolution avec tes textes précédents. On sent aussi que celui-ci s'est écrit de façon plutôt rapide et fluide. Tu as pas mal d'imagination et tu visualises bien les scènes que tu décris. Du coup, le lecteur aussi.

    J'ai fini par comprendre que le narrateur était une femme... mais comme tu avais mal précisé le genre au début, j'étais partie du principe que c'était un homme. J'ai donc tout corrigé au féminin.

    Bon, comme j'avais écris pas mal de pavés pour détailler tel ou tel choix de correction mais que tout a été effacé, tu m'excuseras si je ne l'ai pas réécris ici. Si tu as des questions, n'hésite pas. J'ai parfois fait des choix un peu surprenants en matière de ponctuation notamment donc je comprendrais si ça te désarçonne.

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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Lun 2 Jan 2017 - 12:43

    Merci, ^^
    @Kanae a écrit:Jolie puissance descriptive ! On vit le truc à fond et c'est très sympa. Il me semble qu'il y a moins de soucis de syntaxe dans ce texte-ci et ça rend la lecture tellement plus fluide ! De même, moins de problèmes d'orthographe. Mes corrections ont surtout concerné le style et pas vraiment parce qu'il y avait des tonnes d'erreurs ou de fautes, mais surtout pour rendre la lecture plus confortable encore. Je trouve qu'il y a une grosse évolution avec tes textes précédents. On sent aussi que celui-ci s'est écrit de façon plutôt rapide et fluide. Tu as pas mal d'imagination et tu visualises bien les scènes que tu décris. Du coup, le lecteur aussi.

    J'apprécie tout particulièrement ce passage, doutant particulièrement de cette histoire de description, j'avais peur que ce soit trop charger et tout ça. Tu as été plus rapide que prévu ^^, se qui m'inconforte un peu car j'avais décidé de relire... MON DIEU qu'est ce que je me suis foiré. et commencé... donc j'avais commencé a tout corriger ... notamment l'histoire de temps et de féminin.


    Mais pas grave on recommence avec ce texte que tu m'a donner. En tout cas cela est très plaisant d'avoir ce joli retour positif et motivant pour la suite.




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    Kanae
    FémininAge : 25Messages : 339

    le Lun 2 Jan 2017 - 16:24

    Je ne dis que ce que je pense et un texte mérite les bonnes critiques autant que les mauvaises. Tes descriptions sont loin d'être lourdes, on ne se perd pas en détails inutiles et l'action est bien dosée je trouve. Ca fait un très bon divertissement de lecture. Je ne sais pas si tu as l'habitude de le lire, mais ton style sur ce texte en particulier me fait penser à Chattham. Un petit côté "j'ai une histoire dans ma tête, la voici et tant pis pour le reste" avec une bonne dose de "je vais à l'essentiel, mais pas trop, parce que c'est quand même cool et je suis ultra motivé". Après, je ne sais pas si c'est ton état d'esprit mais c'est ce que ça m'inspire XD. Bien sûr, il y a des défauts, des répétitions, des formulations pas toujours bien choisies, une question de rythme à mieux maîtriser. Mais je trouve également que tu défends en matière de rythme (surtout sur ce troisième texte) et c'est quelque chose d'hyper important même si tu pêches un peu dans d'autres domaines, notamment le choix des descriptions et de l'importance à leur donner, la conduite de la narration, l'inflexion mentale du personnage principal.

    Je te donne un exemple : Tolkien a un style irréprochable en sachant qu'il s'inspire directement de Chrétien de Troyes et de Tucidyde (histoire de placer le contexte et parce qu'il est clair que ce n'est pas un style qui peut plaire à tout le monde). Or, si moi une description de six pages des plaines du Rohan sans aucune action, ça me met en joie, je suis la première à reconnaître que le Seigneur des Anneaux, que ce soit dans la structure générale ou dans les chapitres particuliers, a de très sérieux problèmes de rythme. Ca rend la lecture incroyablement fastidieuse, au-delà même du vocabulaire ou du style très antique/historien de l'auteur. Pour prendre un exemple peut être plus parlant, on voit la même chose chez JK Rowling avec une incroyable puissance imaginative dans les opus 3 et 4 et plus rien dans la majeure partie du 7eme livre. On se rend compte de deux ou trois choses : le rythme est incroyablement bien maîtrisé dans le 3, effréné dans le 4 et dans le septième, disons franchement qu'on a de bonnes chances de se faire chier au moins jusqu'à la moitié de l'énorme pavé qu'elle nous a pondu et qui pouvait être résumé en moitié moins de pages... Bien que j'adore JK Rowling, ça montre bien à quel point le rythme peut être important dans un travail d'écriture indépendamment du style à proprement parler.

    Bref, je m'aperçois que je digresse à mort donc on va revenir au sujet. On peut retravailler ce texte si tu le souhaites, avec les nouvelles corrections que tu y auras apportées, ce n'est pas un problème. Par exemple, au début tu as écrit au passé, puis tu es passé au présent. J'ai sauvegardé l'effet de style tout en retravaillant la concordance des temps. mais peut-être que ça ne te convient pas par exemple.

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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Lun 2 Jan 2017 - 19:41

    C'était la version que j'avais travaillé:

    Spoiler:
    Il faisait froid... J'avais froid et ce fut doucement, non sans difficulté que je parvins à ouvrir les yeux, ma vision était trouble, comme embrumée. Je tentai de me mouvoir, de me relever, mais mes mouvements étaient vains. Ce n'est qu'après quelques instants que je m'aperçus être en train de flotté, immergé dans un liquide grumeleux et bleuâtre. Finalement je parvins distinguer des formes au travers du liquide, il me faut peu de temps pour me rendre compte être en train d'observer mes propres main, mais la fascination que je ressens est rapidement interrompue. Alors que mes sens et mon esprit s'éveillent peu à peu, une vive brûlure au fond de ma gorge s'invite à cet éveil. Rapidement elle se repend, se déverse dans tout mon corps, comme un torrent de roche en fusion, inondant mon corps et mes sens d'une souffrance insupportable. Je me débat, je cherche à sortir de cette prison qui me torture, mes mains heurtes les lisses parois qui m'entoure, m'emprisonne et me fait tant souffrir.

    Finalement, les barreaux de cette prison se brisent, je chute violemment sur un sol froid et dur. Je me redresse rapidement et commence régurgiter le liquide qui inonde mes poumons, cela me paru être sans fin et durer une éternité. Cependant, cala avait été bref, car ce n'était pas moi qui étais parvenu à briser cette prison qui me torturait. Alors que ma vision était encore trouble, toussant violemment et tentent extraire ce qui restait dans mes poumons. Je parvins malgré tout à la distinguer, une ombre aux contours difforme, une paire d'yeux luminescents et une mâchoire aiguisée reflétant la lumière ambiante. Pris de panique, je me mit à ramper pour la fuir, ma gorge encore à vif me fait souffrir à chacune de mes respirations, mon corps aux muscles atrophier m'obéissait à peine alors que je pouvait ressentir le souffle de la créature sur mes jambes. Pris d'une vive douleur à mon bras, je hurla de tout ce que mes poumons pouvaient cracher, malgré ma gorge encore et toujours douloureuse. La créature recule d'un pas, avant de se mettre à fuir devant ce qu'elle considère maintenant comme une menace.

    J'ai soudainement l'ignoble sensation que mon bras se disloque, se distord, alors que je peux le voir s'éventrer, se déchirer, pour laisser place à un membre beaucoup plus grand semblable à une patte animale, la douleur est vive est indescriptible. Il finit par ce mouvoir et de lui même ce met a me traîner, moi, le reste de mon corps, à la poursuite de l'ombre. Je n'en vis pas la fin, car je finit par m'évanouit tel la douleurs est forte, mais dans mes derniers instants de clarté je pue entendre un râle d'agonie résonner.

    À mon réveil, j'ignore combien de temps il c'est écoulé, des heures ou des jours peut-être. Quand j'ai l'esprit suffisamment clair, j'ai pour première observation,mon bras a repris une taille normale, ce qui est pour moi une information qui m'apaise, mais ce sentiment est de courte durée. Je m'aperçois être en train de baigné dans une flaque rougeâtre qui se révèle provenir du corps inerte de la créature qui me faisait alors face. Prit de panique, je recule a quatre patte, les jambes et les mains patinant dans le liquide visqueux, pour finalement rejoindre un mur contre lequel je m'y écrase de toute mes forces, comme pour le traverser et oublié cette vision qui m'horrifiait.

    Je suis resté pétrifié à l'observer durant plusieurs longues minutes avant de finalement reprendre mon calme, mes sens réveillés et mon esprit quelque peu plus clair, je décide de m'en approcher de plus prés, poussé par une étrange curiosité. En m'approchant je m'aperçois que son corps est à la fois mécanique et biologique, il parait broyer et je parviens à peine distinguer sa forme avant de devenir... ce qu'il est maintenant. Malheureusement, l'odeur me fait rapidement avoir des haut de cœur, je m'écarte donc du cadavre et cherche a quitté les lieux. Je fis le choix de trouver une sortie avant de me poser plus de questions et c'est encore quelque peu titubante que je commence à parcourir le pièce, de grands placards métallique couvrait les murs et quelques bureaux était disposé au milieux de la salle.

    Je finis par rejoindre une immense porte de métal, visiblement forcé par la créature d'un peu plus tôt, je me faufile au travers de l'ouverture et me retrouve dans un couloir. Contrairement à la pièce d'un peu plus tôt les lumières y sont quasiment toutes fonctionnelles, le couloir est plutôt large et en bon état, malgré le fait qu'il semble que le sol soit couvert de plusieurs années de poussière. Personne n'avait dû l'emprunter depuis des lustres, seules les traces de pas de la créature y étaient visible, malheureusement la totalité des portes était close et incapable de les ouvrir, je fus bien contrainte à poursuivre la piste de mon prédécesseur.

    Au cours de mon trajet, l'air ambiant se trouvait être de plus en plus humide, laissant derrière moi l'air sec et poussiéreux du couloir. Ce n'est qu'après de longues minutes que je parvint finalement à le quitter. Né à né avec un escalier, celui-ci me mena un peu plus bas dans un grand hall, le sol, les murs et le plafond y sont trempé et dégoulinant, couvert algue et de différent petit mollusque. Le lieu était probablement encore immergé il y a peu et cela durant une longue période, y marcher était un véritable parcours du combattant afin d'éviter de finir les pieds en sang. Le long d'un des murs, trois larges portes en arc de cercle donnaient sur de larges puits montant sur plusieurs dizaines de mètres et descendant encore plus profondément. La luminosité y était faible seules quelques lumières d'urgence éclairaient l'un des cylindres, ces petites diodes me permis de décelé une échelle grâce à laquelle j'entama une longue et épuisante monté.

    Après un certain temps, alors que j'apercevais à peine ce qui semblait être le plafond, les diodes s'éteignirent, me plongeant dans le noir complet, fatiguer et les pieds endoloris par ma marche dans le précédent hall, je poursuivis prudemment ma monté sans réellement savoir ou cela me mènerais. Préoccupé et a bout de force, je parvins a rejoindre ce qui semblait être le sommet de mon escalade, je pue me reposer sur un étroit rebord et reprendre mon souffle. Le plafond y était bas et c'est accroupie que je du me mouvoir, je pouvais ressentir la présence du vide qui ne devait être qu'à quelques centimètres de moi, un sentiment oppressant, dont la crainte saisissait mon corps d'effroi. C'est avec la plus grande prudence que je longeai la paroi, les mains me guidant le long du mur vers l'espoir d'une sortie. Après seulement quelques instants, qui me parurent duré une éternité, mes doigts effleurèrent finalement une grille d'ou laquelle je pouvant sentir une légère brise, provenant probablement de l'extérieur.

    Je tentai en vain de l'arracher en usant de toutes mes forces, mais arracher cette grille fut en vain durant de longues minute. Quand enfin je parvenue à faire la vaciller, je repris espoir et dans un ultime effort, je pue finalement l'arracher, presque trop facilement. Surprise et déséquilibrée, je glissa du maigre rebord. Je me voyais déjà au sol, morte, le corps sans vie au fond de cette tombe et cela après tant d'effort. Je ressentis une vive douleur dans tout mon corps, mais rien de particulièrement douloureux et la chute c'était d'ailleurs avérer particulièrement courte. Il ne me fallut que quelques secondes avant de me rendre compte de ma situation. J'avais atterri sur un grillage et cela à peine une cinquantaine de centimètres plus bas que le rebord que j'aspirais tant il y a quelques instants. Je fus prise d'un rire nerveux qui malgré ma gorge douloureuse, dura plusieurs secondes, probablement une manière pour moi d'évacuer le stress des événements récents.

    Le conduit que je dû emprunté par la suite n'était pas particulièrement étroit et je pus m'y faufiler sans grande difficulté, je n'eus besoin que de peu de temps avant de trouver une sortie. Débouchant sur un léger rebord, à peine à une dizaine de mètres du sol, mon premier sentiment fut une forme de déception, je ne sais pas ce que j'aurais voulu voir, mais cela ne ressemblait surement pas à ça. Le décor n'était qu'immense building en béton délabrer, la plupart effondrer sur eux-mêmes et le vent soufflant entre les rues pour seul son. Il devait être le matin, le soleil était bas et un léger brouillard m'empêchait de voir au loin, mais la fraîcheur de la matinée accompagnée du soleil levant m'était bien plus agréable que le froid humide d'où je venais. Je finit par décider de prendre le temps de réfléchir à qui j'étais et ce qui m'avait fait arriver jusqu'ici. J'avais évité de me poser la question jusque là, même si j'en connaissais déjà très bien la réponse. Mon esprit était remplis d'images de lieu, de personne, d'information que je n'appréhendais qu'a peine. Mais j'étais tout bonnement incapable de dire qui j'étais... ou ce que j'étais.

    ______________

    Chapitre un peu en retard, mais certaine chose me déplaisait ^^

    Il me faudra encore corriger quelques fautes, mais le texte devrait être lisible sans trop de difficulté. Prochain chapitre début janvier ^^


    Cordialement,
    Eiv


    Je vais la combiné avec ta correction ^^

    Pour ce qui est de la perte de ton travail précédent, je te conseille lazarus ^^ un add-on firefox ou chrome très sympa.

    Ton petit paragraphe était très instructif je tenterais d'appliquer ses concepts par la suite ^^



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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Lun 23 Jan 2017 - 11:17

    Ch 3 :
    Ce n'est non pas sans difficulté que je parvins à quitter mon perchoir, descendre d'une fenêtre à une autre avait été une expérience pour le moins éprouvante. Quand enfin j'avais atteint le sol, je le ressentis comme une libération, une libération qui m'emprisonnât dans les instants qui suivirent.

    Je n'avais pas pris beaucoup de temps pour moi et maintenant que j'avais enfin des possibilités qui s'offraient à moi, je me sentais comme emprisonné. J'étais incapable de prendre une décision, de faire un quelconque choix, l'absence du moindre brin de mémoire me fit même douter du concept même de mon existence. Léthargique, je suis restée assise et immobile au milieu de la route, usant du temps qui s'écoulait en songeant à ce qui me restait à faire.

    La chaleur du soleil à son zénith me sortit de mes pensées, réveillant en moi une forte soif. C'était un bon objectif de départ, trouver à boire et à manger, après tout je n'avais rien avalé depuis mon éveil. Difficilement, avec une motivation faiblarde, je pris la peine de me relever et entama une marche sans direction, mais avec un but. Toutefois, un vrombissement éloigné allait changer ce plan.

    -- -- -- -- -- -- --

    À quelques blocs de là, un véhicule blindé et son conducteur avaient quelques problèmes.

    Je conduisais le plus vite que le moteur voulait bien suivre, on n’avaient pas vraiment eu de chance ce jour-là. Un Gauss avait décidé d'établir sa niche pile sur notre trajet, il nous était tombé dessus sans le moindre avertissement et nous prenait désormais en chasse. Dire qu'on avait emprunté cette route à peine quelques heures plus tôt, sans le moindre souci, notre bonne étoile a dû prendre des vacances entre temps.

    L'énorme bipède mesurait presque trois mètres, une fumée constante émanait de son corps, étaient couvertes d'épaisses plaques sur ses membres supérieurs, son dos et son crâne. Cette armure faite d'un mélange osseux et métallique la rendait insensible aux tirs de la mitrailleuse de notre véhicule, mes deux collègues faisaient malgré tout preuve d'un calme exemplaire face à la situation.

    Notre course folle fut soudain interrompue, un enfant apparu sur la route me fit perdre le contrôle du véhicule et nous finîmes notre route sur le flan un peu plus loin. Encore secoué et inquiet, je fus rassuré de voir mes deux compagnons en un seul morceau. Mais le Gauss, lui n'était pas du même avis, avant même que nous puissions prendre la moindre décision, le bipède frappait sans retenue notre véhicule. Pour lui, on n'était rien de plus qu'un repas en conserve dont il devait ouvrir le couvercle, mais nous n'avions pas pour objectif de servir de repas. Mon collègue attrapa une grenade, il était hors de question de lui servir de repas, nous préférions la mort.

    Quand la goupille toucha le sol,nous étions déjà résignés. Mais le destin en avait décidé autrement, la mâchoire du bipède traversa le blindage et englouti d'un coup de dent mon compagnon avant de disparaitre par la même voie, nous laissant entendre le bruit des os qui se brisait par la pression de sa mâchoire et de la chair cuisant dans sa gueule. L'instant d'après, la grenade explosa et le bipède avec.

    Sonné par l'explosion, il me fallut un certain temps pour récupérer mes sens. La carasse dégoulinante et à peine reconnaissable du Gauss se vidait dans le véhicule, son sang faisait rougir le métal et se déversait en un long flot constant tel du métal en fusion. Mon autopsie visuelle fut interrompue par les hurlements de mon collègue, il avait été aspergé du liquide qui lui avait profondément brulé la chair d'une de ses jambes. Il me fallut un certain tant pour nous extraire tous deux du véhicule, non sans mal. J'effectua les premiers soins à mon collègue, bandant ses brûlures et lui injectant une généreuse dose de morphine.

    Soudain, une main se posa sur mon épaule, par réflexe, je dégaina et pointa la jeune enfant qui se tenait devant moi. J'avais complètement oublié cette enfant qui étant sorti de nulle part, son apparence était toute fois quelque peu inhabituelle des vagabonds que nous avions l'habitude de rencontrer et se fut bien le seul fait qui m'empêcha de la tuer sur place. En effet, elle était complètement nue, une apparence majoritairement humaine que j'aurais située dans les seize ans, trois queues et une paire de cornes. Mais ce qui était le plus inhabituel chez elle était les petites roches bleues luminescentes incrustées de la tête aux pieds, une démone peut-être. Le long silence qui s'était installé jusque là fut intérupu par mon compagnon.

    - Qu'est-ce que t'attends ! Tire, on a autre chose à faire que de s'occuper d'une vagabonde, elle n’est surement pas seule en plus. C'était probablement une embuscade, faut qu'on se barre.

    - Une embuscade ? Je trouve qu'on est plutôt tranquille pour le moment. En plus, elle a l'air perdue.

    - On est presque à vingt kilomètres du campement en secteur non contrôlé et de surcroit il ne reste plus que nous deux, on a autre chose a faire que de baby-sitter une gosse.

    L'empressement de mon collègue était justifié, mais dans notre situation actuelle je préférais rester discret et un tir n'allait surement pas arranger notre situation. Ignorant complètement mon ami, je rengaina mon arme et tenta de converser avec la jeune fille. Celle-ci faisait preuve d'un calme, inhabituel, du moins je me voyais mal le décrire autrement.

    - Salut... Je m'appelle Vadim et mon collègue c'est Antton.

    -...

    Elle tenta de me répondre, mais s’effondra à genoux, les yeux larmoyants. Apparemment, elle était incapable de parler et cracha même du sang. Je lui posa quelques questions pour essayer d'en savoir un minimum sur elle. On finit par parvenir a communiqué grâce a de simples hochements de tête. Malgré le peu de temps qui nous était imparti, j'en appris tout de même un minimum. Elle ignorait ou elle était, ne savait pas comment rentrer chez elle, ne pouvait pas nous aidez. Elle ne savait rien du Campement, du Stadium ou même des Dryades, à croire qu'elle ne vivait pas sur cette planète.

    -Mais arrête de faire le bon samaritain et viens m'aider, je n’ai pas envie d'y laisser ma peau, car monsieur veut se taper une gamine.

    -Arrête tes commentaires tordus et baisse d'un ton. Enfin... reste près de moi et pas un bruit. OK ?

    Elle acquiesça et je pus m'occuper d'Antton. Coude à coude, je lui permis de s'appuyer sur moi pour soulager ses jambes gravement brûlées. Notre petit groupe marcha prudemment entre les blocs, la plupart des routes étant difficilement praticables, même à pied, nous privilégions les étroits passages entre les bâtiments ou traverser ceux qui nous le permettaient. Durant le trajet, j'essaya d'en apprendre plus sur la jeune fille, mais sans succès et elle finit même par ne plus prendre le temps de me répondre.

    Sur le trajet, je m’aperçus qu'elle laissait une trace de sang. Nous nous arrêtâmes pour lui accorder les premiers soins. Cette idiote n'avait même pas dit qu'elle s'était blessée à force de marcher sur les multiples débris qui jonchaient notre route. J'arrachai le bas de mon pantalon pour lui bander les pieds et lui confectionner des sortes de chaussons, elle me lâcha même un sourire, le premier qu'elle me fit et même si je ne le savais pas encore, ce fut aussi le dernier.

    Malheureusement, un cri retenti à quelques rues d'eux, Antton s'emporta accusant la gamine de l'avoir mené a nous. Malgré ses complaintes, je le mis sur mon dos et nous nous mîmes à courir. En vain, la créature les avait déjà en chasse. Nous nous réfugiâmes dans un bâtiment ou nous grimpions quelques étages. Épuisés, nous nous arrêtâmes un instant pour réfléchir à la suite. Même si les escaliers étaient étroits, le Gauss ne tarderait pas à nous atteindre. Je pris le temps de réfléchir, avec Antton blessé, je n'avais aucune chance de lui échapper. Si nous voulions nous enfuir, il fallait abandonner Antton.

    -Désolé Antton.

    -Qu'est-ce que tu fous !! Vadim,tu ne vas pas me laisser crever ici, CONNARD ME LAISSE P..HAAAAAAAAHaaaaa...

    J'attrapa l'enfant dans mes bras et me mit à courir sans me retourner, alors que j'entendais clairement le Gauss déchiqueté son repas. Toutefois, la bête se lança rapidement à notre poursuite, apparemment loin d'être rassasié. Je finis par repérer une échappatoire, un couloir étroit nous reliant au bâtiment voisin. J'ignorais à quelle distance la créature se trouvait de moi, mais je pouvais sentir l'aura brûlante qu'elle dégageait caresser mon dos d'une effrayante chaleur. Quand enfin, nous entrâmes dans le couloir, c'est le froid du vent soufflant au travers des fenêtres brisées qui me rassura un instant... mais d'un bien trop court moment. Le Gauss, lui, n'avait pas l'intention de laisser partir son repas.

    Forçant l'ouverture, le Gauss avait décidé de nous poursuivre. Je pouvais sentir le béton se dérober sous mes pieds, alors que peu à peu le Gauss forçait l'entrée du couloir. Soudain, un craquement sourd fit voler en éclats les dernières fenêtres encore intactes, le sol commença à s’affaisser et dans un dernier effort je jeta l'enfant devant moi espérant la mettre à l'abri. L'ouverture du couloir qui donnait alors sur le bâtiment, donnait maintenant une vue splendide sur le ciel, je sentais mon corps chuter, alors que j'étais pourtant si proche du rebord qui m'aurait sauvé. C'est probablement comme ça que je serais mort, si cette enfant ne m'avait pas rattrapé. D'une poigne forte, sans aucune difficulté et d'une seule main, elle remonta mon corps a l'abri d'une chute mortelle.

    Chapitre trois si tu est toujours motivé ^^




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    Kanae
    FémininAge : 25Messages : 339

    le Lun 23 Jan 2017 - 20:09

    Bien sûr ! Tu n'as pas idée comme ça me fait du bien de lire et d'écrire en Français depuis que je suis aux Etats-Unis. Comme d'habitude, je fais les corrections et mes remarques simultanément avec une petit conclusion à la fin.

    Spoiler:
    Ce n'est pas sans difficultés que je parvins à quitter mon perchoir, descendre d'une fenêtre à une autre avait été une expérience pour le moins éprouvante. Quand enfin j'atteins le sol, je ressentis ce sentiment de libération, sans me douter que je restais captive de mon indécision.

    - J'ai peut-être pris trop de libertés ici, à toi de me le dire. J'ai compris le sentiment de ta phrase je pense et je salue l'effort de vouloir créer un contraste avec un petit oxymore pour mettre de l'emphase. Seulement "une libération qui emprisonne", ça ne marche pas bien. Comment dire... le meilleur exemple d'oxymore que je connaisse vient des liaisons dangereuses "à l'aide d'une adroite gaucherie". Il y a bien un paradoxe, mais ce n'est pas contradictoire pour autant. Celui que tu as tenté de faire était clairement contradictoire et donc gênant pour le lecteur qui détecte le bug dans la matrice si tu vois ce que je veux dire. Du coup, je trouvais mieux d'essayer de parler de libération "physique" et de "captivité" mentale. Malheureusement, j'ai du modifier toute la phrase pour rétablir le sens et c'est peut être aller trop loin. Tu peux la reprendre comme il te plaît ou te satisfaire de cette proposition, à toi de voir. Lorsque tu veux faire naître des contrastes comme ça ou utiliser des métaphores filées soit vigilant à ne pas prendre des choses trop tirées par les cheveux (c'est un de mes défauts par exemple lorsque j'écris). Cela dit, celui-ci était vraiment bien placé. C'est une bonne idée de nous présenter un peu plus le ressenti du personnage.

    Je n'avais pas pris beaucoup de temps pour moi et maintenant que j'avais enfin des possibilités qui s'offraient à moi, je me sentais comme emprisonnée. J'étais incapable de prendre une décision, de faire un quelconque choix. L'absence du moindre brin de mémoire me fit même douter du concept même de mon existence. Léthargique, je suis restée assise et immobile au milieu de la route, usant du temps qui s'écoulait pour songer à ce qui me restait à faire.

    - "je n'avais pas pris beaucoup de temps pour moi" : ça me choque un peu dans le sens où "prendre du temps pour soi" sonne plus comme "prendre le temps de me faire faire une manucure" plutôt que "s'accorder une pause et un temps de réflexion". Mais comme c'est totalement un ressenti personnel, j'ai préféré ne pas le corriger. Peut-être que j'aurais aimé lire quelque chose comme "je n'avais pas pris le temps de me poser et de réfléchir à la situation" ;

    - lorsque tu as déjà utilisé un participe présent dans une phrase, essaye de varier la syntaxe en trouvant un autre moyen de traduire un second participe présent. Ca dynamisera un peu ton style et c'est plus confortable pour la plupart des gens qui n'aiment pas trop les tournures vieillies héritées du latin. Ta dernière phrase est assez cool et bien rythmée ! On a l'adjectif donc un ressenti immédiat, une situation spatiale qui s'intègre dans le récit et la continuité temporelle donc on sait où on est et ce qui se passe, un joli contraste entre le fait d'être "léthargique" donc passif et "d'user du temps" donc d'être acteur de quelque chose, ce-dernier élément étant introduit par un participe présent, suivi d'une proposition relative, puis d'un complément de moyen (tel que je l'ai modifié). On a vraiment une belle progression entre le descriptif, la narration, l'action, le but, l'ouverture et le tout en une seule phrase qui envoie du pâté. Là, tu vois, tu commences carrément à avoir du style à mon sens. J'adore lire une histoire, tomber sur ce genre de choses et dire "hell yeah". Tu tiens le truc là. J'y je voulais vraiment pinailler je dirais que "ce qui me restait à faire" n'est pas très clair parce qu'elle n'a pas accompli grand chose pour le moment et n'a pas grande idée de ce qui se passe... donc je remplacerais par "ce que je devais faire" histoire d'insister sur le côté obligation/nécessité d'agir. Mais c'est franchement te chercher tes poux sur la tête là.


    La chaleur du soleil à son zénith me sortit de mes pensées, réveillant en moi une forte soif. C'était un bon objectif de départ, trouver à boire et à manger. Après tout, je n'avais rien avalé depuis mon éveil. Difficilement, avec une motivation faiblarde, je pris la peine de me relever et d'entamer une marche sans direction, mais avec un but. Toutefois, un vrombissement éloigné allait changer ce plan.

    - "une forte soif"... bon, c'est pas faux mais c'est pas beau. Tu as le classique "une soif inextinguible" qui est une petite exagération pour traduire à quel point la soif se fait ressentir, mais je me doute que tu préférerais quelque chose de plus original comme une petite périphrase ? "une soif telle que je n'en avais ressentie" mais en même temps elle a jamais pu ressentir grand chose jusque-là... donc sinon on a toujours la sobriété absolue de "la soif", tout simplement. Rien de tout cela ne me satisfait vraiment, mais c'est peut être mieux que "forte soif". Bref. Et j'aime bien que ce soit "le soleil" qui "réveille" un ressenti. Encore une fois, ça c'est du style et c'est cool !

    -- -- -- -- -- -- --

    À quelques blocs de là, un véhicule blindé et son conducteur avaient quelques problèmes.

    Je conduisais aussi vite que le moteur nous le permettait, on n’avait pas vraiment eu de chance ce jour-là. Un Gauss avait décidé d'établir sa niche pile sur notre trajet, il nous était tombé dessus sans le moindre avertissement et nous prenait désormais en chasse. Dire qu'on avait emprunté cette route à peine quelques heures plus tôt, sans le moindre souci. Notre bonne étoile a dû prendre des vacances entre temps...

    L'énorme bipède mesurait presque trois mètres, une fumée constante émanait de son corps qui était recouvert d'épaisses plaques sur ses membres supérieurs, son dos et son crâne. Cette armure faite d'un mélange osseux et métallique la rendait insensible aux tirs de la mitrailleuse de notre véhicule. Malgré tout, mes deux collègues faisaient preuve d'un calme exemplaire face à la situation. (plus fluide)

    Notre course folle fut soudain interrompue. Un enfant apparu sur la route et je perdis le contrôle du véhicule qui se renversa sur le flan, projetant ses occupants contre la parois métallique qui crissait encore au contact du bitume avant que nous nous retrouvions finalement à l'arrêt. (grosse liberté là encore que j'ai prise, mais je sentais qu'on avait besoin de plus de description... pour des choses très imagée comme ça, n'hésite pas à donner un peu plus de détail, à rester dans l'action et la vitesse où elle survient) Encore secoué et inquiet, je fus rassuré de voir mes deux compagnons en un seul morceau. Mais le Gauss, lui n'était pas du même avis, avant même que nous ayons pu prendre la moindre décision, le bipède frappait sans retenue notre véhicule. Pour lui, on n'était rien de plus qu'un repas en conserve dont il fallait ouvrir le couvercle (placer un impersonnel ici claque, ça déshumanise la bestiole, ça donne un sentiment d'horreur froide et mécanique), mais nous n'avions pas pour objectif de servir de repas. Mon collègue attrapa une grenade. Nous préférions la mort (rien de plus percutant que la sobriété. Il y avait une répétition ici que j'ai supprimée).

    Quand la goupille toucha le sol, nous étions déjà résignés. Mais le destin en avait décidé autrement, la mâchoire du bipède traversa le blindage et englouti d'un coup de dent mon compagnon, nous laissant entendre le bruit des os qui se brisaient sous la pression de sa mâchoire et de la chair cuisant dans sa gueule. L'instant d'après, la grenade explosa et le bipède avec.

    Sonné par l'explosion, il me fallut un certain temps pour récupérer mes sens. La carcasse dégoulinante et à peine reconnaissable du Gauss se vidait dans le véhicule, son sang faisait rougir le métal et se déversait en un long flot constant tel du métal en fusion. Mon autopsie visuelle fut interrompue par les hurlements de mon collègue. Il avait été aspergé du liquide qui avait profondément brulé la chair d'une de ses jambes. Il me fallut un certain temps pour nous extraire tous deux du véhicule, non sans mal. J'effectuai les premiers soins à mon collègue, bandant ses brûlures et lui injectant une généreuse dose de morphine.

    Soudain, une main se posa sur mon épaule, par réflexe, je dégainai et visai la jeune fille qui se tenait devant moi. J'avais complètement oublié cette enfant qui était sortie de nulle part. Son apparence était toute fois quelque peu inhabituelle des vagabonds que nous avions l'habitude de rencontrer et se fut bien le seul fait qui m'empêcha de l'abattre (plus fort) sur le champ. En effet, elle était complètement nue, affichant une apparence majoritairement humaine que j'aurais située dans les seize ans, trois queues et une paire de cornes. Mais ce qui était le plus inhabituel chez elle était les petites roches bleues luminescentes incrustées de la tête aux pieds, une démone peut-être. Le long silence qui s'était installé jusque-là fut interrompu par mon compagnon. (je dirais qu'il manque quelque chose juste avant cette phrase, comme un "nous nous dévisageâmes" histoire de dire ce que chacun fait et ne pas traduire simplement l'impression du personnage sinon on ne comprend pas bien à quoi correspond ce "jusque-là" qui nous situe dans le temps écoulé).

    - N'oublie pas : verbes du 1er groupe, première personne, passé simple = terminaison en -ai. C'est une erreur très courante de vouloir m'être "-a" ou "-ais". Il faut être vraiment vigilant.

    - petite précision aussi : c'est chelou comme tout mais c'est très compliqué d'adapter le mot "enfant" au féminin. On peut dire "une enfant", surtout si on utilise la formule vieillie "une charmante enfant"... MAIS, enfant est normalement un mot masculin et doit s'utiliser comme tel. Donc si tu dis "une jeune enfant" c'est plutôt incorrect. Même si tu parles d'une petite fille, on exigera le masculin. J'ai préféré remplacé par "jeune fille" pour ne pas laisser place à l'ambiguïté. Je t'avoue que ça fait partie de ces mots un peu pénible à utiliser parce qu'on ne sait jamais si on les accorde correctement. Dis toi qu'en dehors des formules consacrées, mieux vaut la jouer safe et l'utiliser au masculin. Remplace-le par une périphrase comme "petite fille", "jeune fille".


    - Qu'est-ce que t'attends ! Tire, on a autre chose à faire que de s'occuper d'une vagabonde. Elle n’est surement pas seule en plus. C'était probablement une embuscade, faut qu'on se barre.

    - Une embuscade ? Je trouve qu'on est plutôt tranquille pour le moment. En plus, elle a l'air perdue.

    - On est presque à vingt kilomètres du campement en secteur non contrôlé et de surcroit il ne reste plus que nous deux, on a autre chose a faire que de baby-sitter une gosse.

    L'empressement de mon collègue était justifié, mais dans notre situation actuelle je préférais rester discret et un tir n'allait surement pas arranger notre situation. Ignorant complètement mon ami, je rengaina mon arme et tentai de converser avec la jeune fille. Celle-ci faisait preuve d'un calme... inhabituel, du moins je me voyais mal le décrire autrement.

    - Salut... Je m'appelle Vadim et mon collègue c'est Antton.

    -...

    Elle tenta de me répondre, mais s’effondra à genoux, les yeux larmoyants. Apparemment, elle était incapable de parler et cracha même du sang. Je lui posai quelques questions pour essayer d'en savoir un minimum sur elle. On finit par parvenir à communiquer grâce à de simples hochements de tête. Malgré le peu de temps qui nous était imparti, j'en appris tout de même un minimum. Elle ignorait ou elle était, ne savait pas comment rentrer chez elle, ne pouvait pas nous aider. Elle ne savait rien du Campement, du Stadium ou même des Dryades, à croire qu'elle ne vivait pas sur cette planète.

    -Mais arrête de faire le bon samaritain et viens m'aider, je n’ai pas envie d'y laisser ma peau, car monsieur veut se taper une gamine.

    -Arrête tes commentaires tordus et baisse d'un ton. Enfin... reste près de moi et pas un bruit. OK ?

    Elle acquiesça et je pus m'occuper d'Antton. Bras dessus, bras dessous (pas la bonne expression XD), je lui permis de s'appuyer sur moi pour soulager ses jambes gravement brûlées. Notre petit groupe marcha prudemment entre les blocs, la plupart des routes étant difficilement praticables, même à pied, nous privilégions les passages étroits (c'est mieux inversé) entre les bâtiments ou traverser ceux qui nous le permettaient. Durant le trajet, j'essayai d'en apprendre plus sur la jeune fille, mais sans succès, et elle finit même par ne plus prendre le temps de me répondre.

    Sur le trajet, je m’aperçus qu'elle laissait une trace de sang. Nous nous arrêtâmes pour lui accorder les premiers soins. Cette idiote n'avait même pas dit qu'elle s'était blessée à force de marcher sur les multiples débris qui jonchaient notre route. J'arrachai le bas de mon pantalon pour lui bander les pieds et lui confectionner des sortes de chaussons. Elle me lâcha un sourire, le premier qu'elle me fit. Et même si je ne le savais pas encore, ce fut aussi le dernier.

    Malheureusement, un cri retentit à quelques rues de . Antton s'emporta, accusant la gamine de l'avoir mené a nous. Malgré ses complaintes, je le mis sur mon dos et nous nous mîmes à courir. En vain, la créature nous avait déjà pris en chasse. Nous nous réfugiâmes dans un bâtiment ou nous grimpâmes quelques étages. Épuisés, nous nous arrêtâmes un instant pour réfléchir à la suite. Même si les escaliers étaient étroits, le Gauss ne tarderait pas à nous atteindre. Je pris le temps de réfléchir, avec Antton blessé, je n'avais aucune chance de lui échapper. Si nous voulions nous enfuir, il fallait l'abandonner.

    -Désolé. (pas besoin de trop répéter le nom)

    -Qu'est-ce que tu fous !! Vadim,tu ne vas pas me laisser crever ici, CONNARD ME LAISSE P..HAAAAAAAAHaaaaa...

    J'attrapai l'enfant dans mes bras et me mit à courir sans me retourner, alors que j'entendais clairement le Gauss déchiqueter son repas. Toutefois, la bête se lança rapidement à notre poursuite, apparemment loin d'être rassasiée. Je finis par repérer une échappatoire, un couloir étroit nous reliant au bâtiment voisin. J'ignorais à quelle distance la créature se trouvait de moi, mais je pouvais sentir l'aura brûlante qu'elle dégageait caresser mon dos d'une chaleur effrayante. Quand enfin, nous entrâmes dans le couloir, c'est le froid du vent soufflant au travers des fenêtres brisées qui me rassura un instant... mais un bien trop court moment. Le Gauss, lui, n'avait pas l'intention de laisser partir son repas.

    Forçant l'ouverture, le Gauss avait décidé de nous poursuivre. Je pouvais sentir le béton se dérober sous mes pieds, alors que peu à peu le Gauss forçait l'entrée du couloir. Soudain, un craquement sourd fit voler en éclats les dernières fenêtres encore intactes, le sol commença à s’affaisser et dans un dernier effort je jetai l'enfant devant moi espérant la mettre à l'abri. L'ouverture du couloir qui donnait alors sur le bâtiment, offrait maintenant une vue splendide sur le ciel, je sentais mon corps chuter, alors que j'étais pourtant si proche du rebord qui m'aurait sauvé. C'est probablement comme ça que je serais mort, si cette enfant ne m'avait pas rattrapé. D'une poigne forte, sans aucune difficulté et d'une seule main, elle remonta mon corps a l'abri d'une chute mortelle.


    Je dois dire que je suis assez impressionnée par tes progrès et la rapidité de ceux-ci. Une grosse amélioration sur l'orthographe et le style ! Tu prends vraiment en compte mes remarques et même si on sent que tu n'es pas toujours à l'aise avec le fait de les appliquer, tu commences à prendre le pli et à trouver tes propres marques et tes propres tournures. C'est franchement génial. En continuant comme ça, tu pourras vite te passer et de mes corrections et de mes remarques sur le style en général. Je trouve cependant que ton texte s'essouffle vite. Après avoir été totalement impressionnée par le début, j'ai cru sentir que tu arrivais à une partie que tu voulais décrire, qui était nécessaire à ton récit et à ce que tu avais imaginé, mais qui te saoulait un peu. Du coup, on a l'impression que tu l'as un peu bâclée pour en arriver à la partie qui t'intéresse vraiment. Si c'est vraiment ça, pas de panique, ça nous arrive à tous et j'ai même vu ça dans pas mal de romans. Parfois, il y a des choses qu'il FAUT faire, même si on a pas forcément très envie de décrire ce passage précis. Sauf que du coup, ça se sent. Là, je trouve que tu es trop resté en retrait. Tout est au discours indirect ou presque et avec assez peu de ressenti des personnages et c'est vraiment dommage. On ne vit pas vraiment le truc comme dans tes textes précédent, on est dans l'attente tout du long alors qu'on est pas censé l'être. Tu vois ce que je veux dire ? Je pense que tu devrais retravailler ce texte pour mieux permettre au lecteur de "vivre" cette partie, cette première rencontre avec le Gauss, avec l'angoisse, avec la découverte de ce personnage mystérieux... là on a l'impression d'être totalement passif et on attend juste la suite comme on attend la fin d'un épisode de The Walking Dead pour qu'il se passe enfin quelque chose. Par contre, bel effort de rythme et bel effort de style au début. Tu commences à t'approprier mes remarques et je trouve que ça paye même s'il te faudra plus d'un texte pour réussir à ce que ça te vienne naturellement évidemment. Continue comme ça ! En tout cas, plus grand chose à dire sur l'orthographe, tu l'auras remarqué ^^. Bravo !

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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Lun 23 Jan 2017 - 20:37

    L'objectif n'était pas vraiment de bâcler mais plus de ne pas envahir le lecteur d'information. Mais il est vraie que je saute beaucoup trop les sensations des personnages... Je vais amélioré cela.



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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Lun 6 Fév 2017 - 16:13

    Coucou par ici Very Happy

    Eh bien c'est très bien ta nouvelle Eiv =) J'ai survolé un peu au passage mais je trouve que c'est intriguant et chouette à lire :joie:

    Bon par contre si je passe par ici, c'est pour savoir où vous en êtes. Toujours d'actualité ?

    Cela fait 10 jours qu'il n'y a pas eu de réponses, n'oublie pas d'actualiser avant 10 jours pour éviter la relance Wink




    Merci Rozenbrez :lovebomb:

    Merci Shoki pour la signature et Nihil pour l'avatar :lovebomb:




    Cadeaux













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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Lun 6 Fév 2017 - 16:18

    Oui oui, je traine un peu car j'avais réecrit pour intégrer plus de .. sentiment. Et j'était vachement fier Very Happy

    Mais j'ai pas sauvegarder...;

    ET là j'ai le document ouvert sur mon bureau, mais j'ai beau y retourner encore et encore je parvient pas a la même satisfaction ...

    >< c'est ... AGAÇANT !



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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Lun 6 Fév 2017 - 21:24

    Voilà une version un peu plus fournit, je suis pas entièrement satisfait, a cause notament de l'oublie de sauvegarde.... - -"

    Enfin, j'ai pris beaucoup trop de retard, il va me falloir être plus régulier a l'avenir ...
    Spoiler:
    +Ce n'est pas sans difficulté que je parvins à quitter mon perchoir, descendre d'une fenêtre à une autre avait été une expérience pour le moins éprouvante. Quand enfin j'atteins le sol, je ressentis ce sentiment de libération, sans me douter que je restais captive de mon indécision.

    Je n'avais pas pris beaucoup de temps pour moi et maintenant que j'avais enfin des possibilités qui s'offraient à moi, je me sentais comme emprisonnée. J'étais incapable de prendre une décision, de faire un quelconque choix. L'absence du moindre brin de mémoire me fit même douter du concept même de mon existence. Léthargique, je suis restée assise et immobile au milieu de la route, usant du temps qui s'écoulait pour songer à ce qui me restait à faire.

    La chaleur du soleil à son zénith me sortit de mes pensées, réveillant en moi une forte soif. C'était un bon objectif de départ, trouver à boire et à manger. Après tout, je n'avais rien avalé depuis mon éveil. Difficilement, avec une motivation faiblarde, je pris la peine de me relever et d'entamer une marche sans direction, mais avec un but. Toutefois, un vrombissement éloigné allait changer ce plan.

    -- -- -- -- -- -- --

    À quelques blocs de là, un véhicule blindé et son conducteur avaient quelques problèmes.

    Je conduisais aussi vite que le moteur nous le permettait, on n’avait pas vraiment eu de chance ce jour-là. Un Gauss avait décidé d'établir sa niche pile sur notre trajet, il nous était tombé dessus sans le moindre avertissement et nous prenait désormais en chasse. Dire qu'on avait emprunté cette route à peine quelques heures plus tôt, sans le moindre souci. Notre bonne étoile a dû prendre des vacances entre temps...

    L'énorme bipède mesurait presque trois mètres, une fumée constante émanait de son corps qui était recouvert d'épaisses plaques sur ses membres supérieurs, son dos et son crâne. Cette armure faite d'un mélange osseux et métallique la rendait insensible aux tirs de la mitrailleuse de notre véhicule. Malgré tout, mes deux collègues faisaient preuve d'un calme exemplaire face à la situation et faisaient tomber une pluie de balle sur lui.

    Notre course folle fut soudain interrompue. Un enfant apparu sur la route, surpris, je fis violemment tourner le volant pour l'esquiver, cela me fit perdre le contrôle du véhicule qui se renversa sur le flan. Nous fîmes projeter contre la paroi métallique qui crissait le long de sa glissade au contact du bitume avant que nous nous retrouvions finalement à l'arrêt. Encore secoué et surtout inquiet, je fus apaisé de voir mes deux compagnons en un seul morceau. Mais le Gauss, lui n'était pas du même avis, avant même que nous ayons pu prendre la moindre décision, le bipède frappait sans retenue notre véhicule. Pour lui, on n'était rien de plus qu'un repas en conserve dont il fallait ouvrir le couvercle, mais nous n'avions pas pour objectif de servir de repas. Mon collègue attrapa une grenade. Nous préférions la mort.

    Quand la goupille toucha le sol, nous étions déjà résignés. Mais le destin en avait décidé autrement, la mâchoire du bipède traversa le blindage et englouti d'un coup de dent mon compagnon, nous laissant entendre le bruit des os qui se brisaient sous la pression de sa mâchoire et de la chair cuisant dans sa gueule. L'instant d'après, la grenade explosa et le bipède avec.

    Sonné par l'explosion, il me fallut un certain temps pour récupérer tous mes sens. La carcasse dégoulinante et à peine reconnaissable du Gauss se vidait dans le véhicule, son sang faisait rougir le métal et se déversait en un long flot constant tel du métal en fusion. Mon autopsie visuelle fut interrompue par les hurlements de mon collègue. Des éclaboussures du liquide lui avaient profondément brulé la chair d'une de ses jambes, heureusement cela était plutôt superficiel et grâce a la colorisation de ce même liquide nous étions a l'abri d'une hémorragie. Il me fallut un certain temps pour nous extraire tous deux du véhicule, non sans mal.

    Il m'était difficile de me réjouir, même si nous avions survécu, cela avait été au pris d'un bien trop lourd tribut, mais surtout que nous étions résignés tous y rester. J'effectuai les premiers soins à mon collègue, bandant ses brûlures et lui injectant une généreuse dose de morphine pour faire cesser ses hurlements.

    Soudain, une main se posa sur mon épaule, par réflexe, je dégainai et visai la jeune fille qui se tenait jusqu'alors derrière moi. J'avais complètement oublié cette enfant, qui était sortie de nulle part d'ailleurs. Mais son apparence m'était toute fois quelque peu inhabituelle des vagabonds que nous avions l'habitude de rencontrer et se fut bien le seul fait qui m'empêcha de l'abattre sur-le-champ. En effet, elle était complètement nue, affichant une apparence majoritairement humaine que j'aurais située dans les seize ans, trois queues et une paire de cornes. Mais ce qui m'était le plus inhabituel chez elle, c'était la présence des petites roches bleues luminescentes incrustées dans son corps de la tête aux pieds de manière géométrique, une démone peut-être.
    Le long silence qui s'était installé jusque-là fut interrompu par mon compagnon.

    - Qu'est-ce que t'attends ! Tire, on a autre chose à faire que de s'occuper d'une vagabonde. Elle n’est surement pas seule en plus. C'était probablement une embuscade, faut qu'on se barre.

    - Une embuscade ? Je trouve qu'on est plutôt tranquille pour le moment. En plus, elle a l'air perdue.

    - On est presque à vingt kilomètres du campement en secteur non contrôlé et de surcroit il ne reste plus que nous deux, on a autre chose a faire que de baby-sitter une gosse.

    L'empressement de mon collègue était justifié, mais dans notre situation actuelle je préférais rester discret et un tir n'allait surement pas arranger notre situation. Ignorant complètement mon ami, je rengainai mon arme et tentai de converser avec la jeune fille. Celle-ci faisait preuve d'un calme... inhabituel que je qualifierais même de surprenant, du moins je me voyais mal le décrire autrement. Finalement, poussé par la curiosité, je fis les présentations.

    - Salut ma petite... Je m'appelle Vadim et mon collègue là, c'est Antton. On est du Campement.

    -...

    Elle tenta de me répondre, mais s’effondra à genoux, les yeux larmoyants. Apparemment, elle était incapable de parler et cracha même du sang. Je m'approchais rapidement d'elle, inquiet, l'attrapant aux épaules et doucement interrogea avec quelques questions simples pour essayer d'en apprendre plus sur elle.

    On parvint finalement à communiquer grâce à de simples hochements de tête et des gestes de mains un peu brouillons. Malgré le peu de temps qui nous était imparti, cela me permit d'en savoir un minimum sur elle, ou plutôt qu'il n'y avait rien a savoir. Elle ignorait où elle était, ne savait pas comment rentrer chez elle, ne pouvait pas nous aider. Et ne savait rien du Campement, du Stadium ou même des Dryades, à croire qu'elle ne vivait pas sur cette planète.

    -Mais arrête de faire le bon samaritain, bordel. Je n’ai pas envie de laisser ma carcasse pourrir ici, car monsieur aimerait se taper une gamine.

    -Arrête tes commentaires tordus et baisse d'un ton, pas la peine d'ajouter des problèmes à la liste. Enfin... reste près de moi et pas un bruit. OK ?

    Elle acquiesça timidement et je pus m'occuper d'Antton. Bras dessus, bras dessous, je lui permis de s'appuyer sur moi pour soulager le poids sur ses jambes gravement brûlées. Notre petit groupe marcha prudemment entre les blocs, la plupart des routes étant difficilement praticables, même à pied, nous privilégions les passages étroits entre les bâtiments ou traverser ceux qui nous le permettaient. Durant le trajet, j'essayai de m'assurer des informations que m'avait communiquées la gamine, mais sans succès, elle finit même par ne plus prendre le temps de me répondre. Décidément les femmes, c'est toujours la même histoire, quel que soit leur âge.

    Sur le trajet, un hurlement bien trop familier brisa notre routine bien rodée, une autre de ces bestioles nous avait apparemment pris en chasse. Paniquant quelque peu, je m'assurai n'avoir laissé aucune piste. Je ne peux qu'imaginer ma mine déconfite quand je m’aperçus que l'enfant laissait des empruntes de sang à chacun de ses pas. Nous nous arrêtâmes pour résoudre cet incident, cette idiote n'avait même pas dit qu'elle saignait à force de marcher sur les multiples débris qui avaient jonché notre route. Je dus arracher le bas de mon pantalon afin de lui bander les pieds et lui confectionner des sortes de chaussons. Elle me lâcha un sourire, le premier qu'elle me fit. Et même si je ne le savais pas encore, ce fut aussi le dernier.

    Nous fûmes interrompues par le corps immense qui apparue au bout de la rue, sans attendre j'attrapai Antton et accéléra le pas suivie de prés par l'enfant. Celui si s'emporta, accusant la gamine de l'avoir mené à nous, hurlant et paillant, ne savait-il donc pas se taire. La créature nous avait déjà pris en chasse depuis probablement un bon moment et ne comptait surement pas nous laisser filer. Nous nous réfugiâmes dans un bâtiment ou nous grimpâmes quelques étages, suivis de prés par la bestiole qui se frayait difficilement un passage pour nous suivre. Épuisés, nous nous arrêtâmes un instant pour réfléchir à la suite. Même si sa progression était lente, le Gauss ne tarderait pas à nous atteindre.

    Je pris le temps de réfléchir, avec Antton blessé, je n'avais aucune chance de lui échapper. J'avais beau réfléchir encore et encore, je ne voyais qu'une seule option. Le fait même d'avoir cette idée me dégoutait et si nous étions que tous les deux je ne l'aurais surement pas laissée ici. Mais, même si la gamine ne se plaignait pas et faisait preuve d'un courage admirable, il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer ses jambes trembler comme des feuilles.

    -Désolé.

    -Qu'est-ce que tu fous !! Vadim,tu ne vas pas me laisser crever ici, CONNARD ME LAISSE P..HAAAAAAAAHaaaaa...

    Sans me retourner, je soulevai l'enfant dans mes bras et me mit à courir, alors que j'entendais clairement le Gauss déchiqueter son repas au fond du couloir. Toutefois, la bête se lança rapidement à notre poursuite, apparemment loin d'être rassasiée. Appréciant apparemment la mise en bouche, elle semblait même plutôt excitée et n'hésitait pas à tout saccager sur son chemin.Je finis par repérer une échappatoire, un couloir étroit nous reliant au bâtiment voisin.

    J'ignorais à quelle distance la créature se trouvait de moi, mais je pouvais sentir l'aura brûlante qu'elle dégageait caresser mon dos d'une chaleur effrayante. Quand enfin, nous atteignirent le pont, c'est le froid du vent soufflant au travers des fenêtres brisées qui me rassura un instant... mais un bien trop court moment. Le Gauss, lui, n'avait pas l'intention de laisser partir son plait et son dessert.

    Forçant l'ouverture, il était décidé à nous poursuivre. Je pouvais sentir le béton se dérober sous mes pieds, alors que peu à peu le Gauss forçait l'entrée du couloir. Jamais le pont ne pourra supporter une telle créature, je me mis a courir priant pour atteindre l'autre coté. Sans surprise, un craquement sourd fit voler en éclats les dernières fenêtres encore intactes, le sol commença à s’affaisser et dans un dernier effort je projetai l'enfant devant moi, espérant la mettre à l'abri.

    L'ouverture du couloir qui donnait alors sur le bâtiment, offrait maintenant une vue splendide sur le ciel, je sentais mon corps chuter, alors que j'étais pourtant si proche du rebord qui m'aurait sauvé. J'avais passé la journée a fuir la faucheuse, a croire qu'elle avait pris un congé juste pour s'occuper de nous. Et c'est probablement aujourd'hui que je serais mort, si cette enfant n'avait pas été là. D'une poigne forte, sans aucune difficulté et d'une seule main, elle tira sur mon col et me remonta sur le rebord à l'abri d'une chute mortelle.



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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Ven 17 Fév 2017 - 15:40

    Coucou Eiv :love:

    Je viens juste faire une relance pour voir si c'est toujours d'actu ici. Ca fait 10 jours qu'il n'y a pas de nouvelle. Pense à faire un up de temps en temps Wink

    @Kanae, tu étais bien partie sur cette correction, souhaites-tu toujours aider ?


    Dernière édition par Elenthil le Mar 21 Fév 2017 - 19:58, édité 1 fois




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    Kanae
    FémininAge : 25Messages : 339

    le Sam 18 Fév 2017 - 2:21

    Hey !

    Toujours volontaire, mais toujours très occupée ! Si on me laisse un petit délai, j'essaie de régler ça avant la fin du week-end.

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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Mar 21 Fév 2017 - 19:59

    Y a pas de soucis pour le retard :hug:

    Mais n'hésitez pas à vous manifester dans le sujet avant 10 jours (même si c'est pour dire que vous répondez plus tard), cela éviterait ainsi le passage d'un responsable pour savoir ce qu'il en est ^^




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    Eiv
    MasculinAge : 22Messages : 503

    le Ven 3 Mar 2017 - 13:47

    j'ai d'ailleur pris du retard dans l'écriture du chapitre de ce mois... encore... décidément --" 

    Enfin je pense le finir en fin de cemois



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    Elenthil
    FémininAge : 29Messages : 2184

    le Mar 14 Mar 2017 - 0:33

    Coucou par ici :love:

    Eiv, est-ce que ta demande est toujours d'actualité ?

    Un petit message à l'attention des aideurs, pour plus de clarté sur les règles de la section, nous avons mis les explications pour les volontaires dans un nouveau sujet que vous retrouverez ici : Comment aider en réalisant des corrections

    N'hésitez donc pas à vous manifester ^^




    Merci Rozenbrez :lovebomb:

    Merci Shoki pour la signature et Nihil pour l'avatar :lovebomb:




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    Hismeria
    MasculinAge : 25Messages : 2419

    le Ven 12 Mai 2017 - 17:47

    J'archive



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